Alors que l’écotaxe poids-lourds fait l’objet de rumeurs, le ministre délégué aux transports, Frédéric Cuvillier a tenu à rappeler ses missions premières.
L’écotaxe incite d’abord à faire attention à la manière dont la France fait voyager les marchandises sur son territoire et incite à choisir un autre mode de transport quand il est possible dans le but de réduire ses impacts sur l’environnement. Reversée intégralement à l’agence de financement des infrastructures de transport, elle va servir exclusivement à l’amélioration du réseau de transport. Du fait qu’elle donne une prime aux circuits courts, elle favorise ainsi le "made in France" et ne crée donc pas de concurrence déloyale par rapport aux autres pays de l’UE. Son impact économique est en outre limité et elle est créatrice d’emplois car un milliard d’euros investis par ans dans les travaux public c’est 8 000 emplois directs et 12 000 emplois indirects.
Enfin, concernant la situation en Bretagne, Frédéric Cuvillier affirme que l’écotaxe poids-lourds ne peut être rendue responsable de la crise que traverse le secteur agro-alimentaire breton puisqu’elle n’est pas encore appliquée. D’autre part, les 150 km de l’axe est-ouest principal ne font pas partie du réseau taxable et aucune route locale ne sera taxée en Bretagne. De plus, elle recevra grâce au système redistributif 135 M€ chaque année pendant cinq ans pour l’amélioration de ses infrastructures de transport.