"Je crois beaucoup dans le réveil de ce continent", a déclaré l’économiste Jean-Joseph Boillot à propos du développement économique de l’Afrique lors d’une conférence de presse organisée par Intermat autour de la question du déploiement international de la construction et de l’industrie de matériels.
Alors que sa démographie le desservait avec une population composée d’un grand nombre d’enfants, le continent africain se compose aujourd’hui de nombreux jeunes adultes en mesure de prendre part au développement économique. Un pays comme le Nigeria couple ce potentiel de jeunes actifs avec ses richesses en matières premières. Conséquences, il enregistre déjà une croissance de 6 à 7 % en rythme annuel et a de forts besoins en termes d’infrastructures.Or, le Nigéria n’est pas une exception. On pourrait également parler de l’Ethiopie, de l’Ouganda ou de la Zambie en Afrique de l’Est qui enregistrent également de forts taux de croissance. Si l’implantation d’entreprises étrangères est souvent le fruit "d’un lobbying de longue haleine" pour reprendre une formulation de Michel Démarre, président des EIC et vice-président de la FIEC, les opportunités sont bien réelles.