Dans la nuit de dimanche à lundi 9 décembre, la mort d’un ouvrier migrant écrasé par un bus a provoqué un soulèvement des travailleurs Bangladais réunis dans le quartier Little India à Singapour. Des émeutes violentes extrêmement rares dans cette partie du monde dirigée d’une main de fer par les autorités.
Selon les informations de France 24 et de l’AFP, alors que les travailleurs attendaient les bus pour les ramener à leurs quartiers situés près de leurs chantiers, un ouvrier de 33 ans traversant hors du passage piétons a été tué sur le coup par un bus. Croyant sans doute que le véhicule était en tort, près de 400 personnes s’en sont violemment pris au conducteur. Les émeutes ont endommagé une trentaine de véhicules et incendié une ambulance. Au total, 27 ouvriers ont été mis en examen et d’autres interpellations sont en cours. "Ils risquent de 7 à 10 ans de prison ainsi qu’une peine de flagellation, héritée des colonies britanniques", a précisé Carrie Nooten, correspondante de France 24 à Singapour.
Ces soudaines émeutes relancent le débat autour du système singapourien extrêmement dépendant des travailleurs migrants de l’Asie du Sud.