Depuis plusieurs années, le BTP antillais ne fait plus le poids face à des grandes entreprises de BTP européennes qui raflent les plus importants marchés publics de Martinique, Guadeloupe et Sainte-Lucie.
Actuellement c’est l’entreprise italienne Inso Spa qui déclenche le courroux des entreprises de BTP antillaises. Cette dernière propose des offres de 20 à 25% moins chères que ses concurrents locaux raflant ainsi les meilleurs marchés de Martinique, Guadeloupe et Sainte-Lucie tels que le nouvel hôpital de Beauperthuis ou le nouveau centre de gérontologie des Abymes. D’autres appels d’offres majeurs s’annoncent, et le BTP antillais craint pour sa survie déjà mise à rude épreuve par la crise. Sans compter les pratiques "déloyales" d’Inso Spa qui, selon France Antilles, emploie "une main d’oeuvre expatriée - portugaise notamment - payée près de 40% moins cher que la main d’oeuvre locale". Un état de fait parfaitement légal selon la législation française. Des parades existent pourtant pour contrer ces concurrents européens : la division de marché en lots, ou l’insertion d’un critère emploi de main d’oeuvre locale dans l’appel d’offres...