Lors d’un séminaire, le préfet de la région Ile-de-France, Daniel Canepa, a abordé la question délicate de l’approvisionnement en matériaux pour le gigantesque chantier du Grand Paris.
"Alors que la construction de logements a atteint son maximum avec 41.000 unités en 2008, les objectifs du Grand Paris, de 70.000 logements par an pendant près de vingt ans, ainsi que les locaux d’activité et gares associés vont entraîner, à l’horizon 2030, une consommation annuelle accrue en matériaux de construction" a ainsi déclaré le préfet de la région Ile-de-France, Daniel Canepa, à l’occasion d’un séminaire ce mardi 18 décembre. Si des matériaux tels que le ciment ou le bois se fournissent facilement, il en va différemment pour les granulats, qui restent le premier matériau utilisé dans la construction. A l’heure où l’Ile-de-France importe 45% de ses besoins en granulats, la direction régionale et interdépartementale de l’environnement et de l’énergie (Driee) Ile-de-France, chargée par le préfet de réaliser le diagnostic, explore plusieurs pistes pour pallier au problème d’approvisionnement telles qu’une meilleure mobilisation des gisements locaux, l’ouverture de nouvelles carrières en Ile-de-France couplée à l’intégration de granulats recyclés ou plus probablement l’appel à la solidarité interrégionale. Ces solutions restent pourtant limitées car, le recyclage ne peut fournir que 10% des granulats nécessaires au projet. Sans compter qu’un appauvrissement des capacités de production des régions d’approvisionnement actuelles pourrait pousser l’Etat à se tourner vers les granulats marins de la baie de Seine. Par ailleurs, l’ouverture de nouveaux gisements induirait des contraintes d’acheminement et de stockage propices aux nuisances sonores.