Entre le 28 novembre et le 12 décembre, chaque salarié des TPE était appelé à voter pour un syndicat. Clef de voûte de ces élections qui visaient à accroître la place de la négociation collective dans les petites entreprises, la participation n’aura pas atteint le niveau escompté.
Avec une participation globale de 9,1 % des salariés (TPE et employés à domicile), le résultat est pour le moins mitigé. Si la direction générale du travail (DGT) qualifie ce chiffre "d’honorable" compte tenu du caractère inédit de cette élection, les syndicats tirent, pour leur part, un bilan nettement moins positif. La CGT, par exemple, n’a pas hésité à parler de "fiasco" et à mettre en cause la qualité de "l’organisation du scrutin", par voie de communiqué. Côté FO, on s’interroge : "comment mesurer la représentativité syndicale avec un aussi faible taux de participation ?"
Pour aborder des questions aussi cruciales que le salaire ou le temps de travail et ainsi bénéficier de conventions collectives semblables à celles obtenues dans les grandes entreprises, il était indispensable que la représentativité des syndicats soit indiscutable. Comme le soulignait le directeur général du travail, Jean-Denis Combrexelle, peu avant l’appel des salariés aux urnes : "la légitimité fondée sur l’élection est le cœur du réacteur de la réforme de la représentativité".