Le tribunal de grande instance de Bordeaux vient d’interdire au groupe de BTP Eiffage d’utiliser, pour sa filiale de construction métallique, le nom Eiffel.
Ce jugement est d’autant plus dur pour Eiffage qui avait lui-même mené cette affaire en justice en 2005 pour protéger le nom de sa filiale en attaquant Philippe Couperie-Eiffel, un arrière-arrière-petit-fils du constructeur, afin de lui interdire d’utiliser des marques comprenant son nom. C’est en étudiant un document historique que le tribunal a tranché. Souhaitant rompre définitivement avec sa compagnie, le grand Gustave avait demandé en 1893 que son «nom disparaisse de la désignation de la société». Plus de cent ans après, son vœu est en passe d’être exaucé. Si la décision était définitive, cela représenterait un sérieux préjudice pour Eiffage, qui se présente comme un continuateur des grands travaux d’Eiffel et se sert de son image pour se vendre à l’étranger.