EDF s’est engagé dans une politique de relance des investissements et a doublé le montant de ses investissements sur la période 2006-2008 (par rapport à 2003-2005). Sur la période 2008-2010, EDF prévoit d’engager plus de 35 milliards d’euros d’investissements, dont 20 milliards en France dans la production et les réseaux. Cela représente une augmentation de près d’un tiers par rapport à la période précédente et s’inscrit dans une stratégie qui vise à garantir une croissance industrielle durable. En 2009, EDF investira 7,5 milliards d’euros en France, soit une augmentation de 40 % par rapport à 2008. Le Groupe apporte ainsi une contribution majeure au plan de relance de l’économie lancé par le président de la république.
Relancer la production :
Après 10 ans sans investissements en installations nouvelles, EDF a décidé d’investir dans 6 000 MW de nouvelles capacités de production en France, à horizon 2012. Plus de 4000 MW sont d’origine thermique. La moitié de ces capacités ont d’ores et déjà été mises en service en 2008. La construction du nouveau réacteur nucléaire EPR, d’une capacité de 1 650 MW, et réalisé à partir d’une technologie performante et éprouvée, constitue en outre une étape essentielle dans le renouvellement du parc de production nucléaire d’EDF.
Améliorer la performance du parc de production : EDF va augmenter les rendements de certaines de ses centrales nucléaires et hydrauliques existantes en les dotant de nouveaux équipements.
Développer les énergies renouvelables : Acteur majeur de l’énergie éolienne dans le monde, le groupe EDF dispose au 31 décembre 2008 de plus de 1 600 MW de capacités de production éolienne d’électricité dont 1 400 MW, via sa filiale EDF Energies Nouvelles. EDF développe la géothermie notamment à travers le projet européen des roches chaudes, à Soultz (Bas-Rhin). La puissance nette fournie sur le réseau électrique sera de 1,5 MW. La turbine de production a été installée en décembre 2007 et les premiers kilowattheures d’énergies renouvelables ont été produits en juin 2008. EDF, via sa filiale Tenesol co-détenu avec Total, a lancé en 2006 une nouvelle usine de fabrication de panneaux photovoltaïques à Toulouse. La société EDF Energies Nouvelles Réparties, détenue à parité égale par EDF et EDF Energies Nouvelles réunit certaines activités et participations relatives aux énergies renouvelables réparties et à la maîtrise de l’énergie. EDF ENR regroupe également des activités du Groupe dans la fabrication industrielle des équipements comme les chauffe-eau solaires et modules photovoltaïques, les pompes à chaleur, les appareils de chauffage au bois.
Réaliser de nouveaux investissements dans le réseau de transport et notamment des interconnexions avec les pays voisins : Les investissements dans le réseau de transport d’électricité sont placés sous la responsabilité de RTE EDF Transport et sous le contrôle de la commission de régulation de l’Energie (CRE). A la suite de la tempête de 1999, RTE a engagé un programme de sécurisation mécanique du réseau correspondant à un engagement de 100 millions d’euros par an inscrit dans le contrat de service public qui devrait s’échelonner sur 15 ans. Plusieurs grands projets de réalisation de lignes à très haute tension sont programmés. On estime qu’il existe un potentiel de développement des interconnexions de 2 500 MW environ d’ici 2017, soit une croissance de 20 %.
Renforcer la qualité du réseau de distribution : Dans le cadre du contrat de service public, EDF s’est engagée à augmenter ses investissements dans le secteur de la distribution d’au moins 6 % en 2006 et 6 % en 2007, soit 300 millions d’euros supplémentaires investis au total dans la qualité des réseaux, leur sécurité et leur insertion dans l’environnement, notamment en poursuivant les objectifs d’enfouissement des lignes. En 2007, 1,7 milliard d’euros sont ainsi investis en France continentale. Les investissements dans le réseau de distribution d’électricité sont placés depuis le 1er janvier 2008 sous la responsabilité de ERDF.
Sécuriser l’approvisionnement des systèmes insulaires : EDF projette de nouveaux investissements dans les systèmes électriques insulaires, pour répondre à la croissance de la consommation, en Corse, à la Réunion, en Guadeloupe et en Martinique. Fin 2006, EDF a décidé d’investir un milliard d’euros d’ici 2015 dans des centrales, via des filiales, afin de consolider sa position de producteur principal dans ces régions. EDF investit également dans la modernisation et le renforcement des réseaux.
Investir dans le gaz pour satisfaire la demande des clients et les besoins des centrales de production du Groupe : Le Groupe entend sécuriser ses approvisionnements gaziers nécessaires à l’alimentation des centrales à cycle combiné à gaz (CCG) et au développement de ses ventes aux clients finals, principalement au travers d’offres duales : les besoins agrégés du groupe sont estimés à environ 45 milliards de m3 à moyen terme. Le Groupe a un objectif de part de marché moyenne des ventes en volumes aux clients finals sur la zone regroupant la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Italie en 2015 proche de 15 %. EDF souhaite donc développer son portefeuille de contrats d’achat de gaz naturel et sa présence dans les réserves de gaz comme dans les infrastructures (gazoducs, terminal méthanier, stockage) soit au travers d’investissements, soit au travers de réservations de droits contractuels. Il construit progressivement un portefeuille de positions, à partir des projets historiques d’Edison en Europe du Sud-Est et de nouveaux projets développés par les entités en Europe du Nord-Ouest.