Le groupe Vendéen Vensys(1), spécialisé dans les solutions hydrauliques globales, et sa filiale Soerma TP-Mécanokit, ont investi 4 millions d’euros dans l’atelier de Poiré-sur-Vie, proche de La-Roche-Sur-Yon, qui est passé de 2 500 à 5 300 m2.
« Cette extension, qui répond à une demande du marché, va nous permettre de nous consacrer pleinement à la fabrication et à la transformation d’équipements de longue portée pour chantiers de démolition ou de dragage, mais aussi à la production d’équipements spécifiques tels que cabines élévatrices pour pelles de manutention, protection et inclinaison de cabines, systèmes anti-basculement, attaches rapides de flèches, godets spéciaux… », explique Claude Bonnaud qui cumule les fonctions de président de Soerma TP- Mécanokit et d’ASE, et de directeur général d’Hydrokit, spécialisée en solutions électro-hydrauliques.
Ainsi, le nouvel atelier a été équipé comme il se doit pour la fabrication de telles technologies : pont roulant de 20 t, potence de 5 t, aléseuse-fraiseuse capable de lever une charge jusqu’à 72 t, presse-plieuse de 300 t, poste d’oxycoupage au plasma, cabine de peinture de plus de 80 m2. « Le tout est adossé à une interface informatique qui nous permet de réaliser un avant-projet d’équipement spécifique en deux heures, contre deux jours par le passé », précise Claude Bonnaud.
L’objectif est, notamment en matière d’équipements de démolition, de concurrencer sur ce marché les principaux leaders européens et d’être une alternative aux constructeurs majors comme Liebherr, Komatsu, Hitachi, Caterpillar, Volvo CE, Case et New Holland qui, tous, sont en même temps ses clients.
Synergie de groupe
Le développement de Vensys est toutefois indissociable de celui des autres sociétés du groupe : Serta, Hydrokit, Soerma TP-Mecanokit, Chabas & Besson, Merle SA, enfin ASE, société du Lot-et-garonne rachetée en 2001 par Soerma TP-Mecanokit. Pour plus de clarté, en 2007, Vensys a décidé de scinder ses activités en deux branches distinctes :
· la branche « pré-équipement », conduite par Serta, la société historique du groupe créée en 1971, qui, avec une production annuelle de 550 000 vérins revendique sa position de troisième producteur européen sur ce marché ;
· la branche « post-équipement » - Vensys Post-Equipment -, qui concerne Chabas & Besson pour la maintenance et la réparation de vérins spéciaux en petite série ; Merle pour la réparation de vérins à l’unité ; Soerma TP-Mecanokit qui « customise » des engins de travaux publics ; Hydrokit, spécialisée dans les sous-ensembles hydrauliques ; et ASE, à Agen (47), qui fait sensiblement le même métier que Soerma TP- Mecanokit.
Ainsi constitué, le groupe réalise un chiffre d’affaires consolidé de 110 millions d’euros, dont 35 % à l’export, en progression de 10 % par rapport à l’exercice 2007 - qui était déjà en hausse de 22 % - dont 65 % réalisés par Serta et 45 millions par les six autres filiales, l’ensemble cumulant un effectif de plus de 1 000 salariés…
Après s’être implanté en Bulgarie ou il détient un centre de production (400 salariés), mais aussi en Grande-Bretagne (Hydrokit UK) et en Allemagne (Rau-Serta), Vensys a créé en février dernier un relais de proximité au Benelux, Hydrokit Benelux, qui a pour vocation d’équiper et de personnaliser les machines de travaux publics qui, en provenance d’Asie, débarquent dans les ports du Nord de l’Europe. Et toujours dans l’esprit d’être plus proche des marchés régionaux, Vensys a créé en 2008 une unité de fabrication et d’assemblage en Rhône-Alpes. Aujourd’hui, Jacques Audureau regarde vers les pays du Maghreb.
(1) Vensys, groupe patrimonial né dans le bocage vendéen, est détenu à 75 % par la famille Audureau, 5 % par le management, le solde par les fonds IPO et Siparex.
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