Quel sera le coût, où plutôt le surcoût, de la mise aux normes environnementales d’un logement à construire ou même déjà construit ?... Si le Grenelle de l’Environnement a retenu des objectifs ambitieux en matière d’économie d’énergie dans le bâtiment – le dernier Salon Batimat en a d’ailleurs été le témoin - pour autant, on peut se poser la question de savoir si le surcoût lié aux logements qui se veulent écologiques reste à la portée de toutes les bourses. Selon Christine Boutin, ministre du Logement : « il ne faudrait pas en effet qu’il soit prohibitif, au risque de mettre à l’écart les familles les plus modestes et ainsi d’avoir des logements à deux vitesses »… Autrement dit, que les logements aux normes environnementales ne deviennent pas des logements uniquement pour riches. En fait, tout dépend du « menu » ! Car il y a normes et normes. Pour sa part, la FFB estime que la réalisation des objectifs est possible moyennant un « soutient financier important » à ses clients, soit par prêts bonifiés ou encore, par la mise en place de mécanismes incitatifs puissants. En somme, on pourrait assister dans le secteur du bâtiment à la création d’une prime « à la casse » pour appartement vétuste, comme elle devrait bientôt voir le jour dans l’automobile. Car le bâtiment, c’est vrai, est le secteur le plus consommateur d’énergie, représentant 42,5 % de la consommation finale totale, et 23 % des émissions nationales à effet de serre.
Pour le groupe immobilier Nexity, les mesures dans le neuf pourraient renchérir le prix de vente de logement de près de 10 % avec un coût supplémentaire pour la construction de 150 à 200 % par mètre carré. Dans l’ancien, le coût de mise aux normes devrait être encore plus élevé.