Le gazole non routier (ou GNR) s’imposera aux engins mobiles non routiers dès le 1er mai 2011. Certains matériels tels que les tracteurs forestiers et tracteurs agricoles ont beau bénéficier d’une dérogation au 1er novembre prochain, l’heure est venue de faire le point sur les atouts et les contraintes de ce nouveau carburant.
Le passage au GNR induit des gains notables à plusieurs niveaux. La pollution au souffre, par exemple, se voit divisée par 100 par rapport au fioul domestique (de 1000mg/kg à 10 mg/kg). La combustion ainsi que la lubrification sont-elles aussi optimisées. Néanmoins, qui dit GNR, dit contraintes de gestion des stocks.
Des contraintes de conservation
Sa conservation impose, en effet, l’emploi d’un additif de stockage lorsqu’elle excède six mois. La deuxième difficulté est l’adaptation aux deux formes du GNR. Le carburant d’été pourra être utilisé jusqu’à 0°C, tandis que celui d’hiver peut servir jusqu’à -15°C. GNR et fioul domestique partagent malgré tout une caractéristique commune, leur fiscalité en tous points identiques.