Les vagues de chaleur deviennent un enjeu majeur pour les collectivités. Dans les zones urbaines denses, la concentration des bâtiments, des infrastructures et des surfaces minérales accentue le phénomène d’îlot de chaleur urbain, avec des impacts croissants sur la santé des habitants, le confort thermique et le fonctionnement des équipements publics.
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Pour accompagner les territoires dans cette adaptation climatique, ENGIE, premier opérateur mondial des réseaux de froid urbain, s’associe à Villes de France, l’association représentant les villes moyennes de 10 000 à 100 000 habitants. Le partenariat prévoit la réalisation de 100 études de potentiel destinées à évaluer la pertinence de nouveaux réseaux de froid et à identifier les territoires pouvant accueillir ces infrastructures.
Les collectivités intéressées peuvent déposer leur candidature auprès de Villes de France. Un comité de sélection réunissant ENGIE et l’association examinera les dossiers à partir du 1er septembre afin de retenir les territoires qui bénéficieront de cet accompagnement.
À terme, les solutions de rafraîchissement susceptibles d’émerger pourraient concerner jusqu’à 5 millions d’habitants.
Une solution collective pour renforcer la résilience urbaine
À l’image des réseaux de chaleur qui se développent pour accompagner la transition énergétique, les réseaux de froid constituent un outil stratégique pour adapter les villes au changement climatique. Leur principe repose sur une production centralisée de froid, distribuée ensuite à plusieurs bâtiments via un réseau enterré.
Cette approche permet d’optimiser les consommations énergétiques, de limiter l’utilisation de fluides frigorigènes dans les bâtiments et de réduire les rejets de chaleur dans l’espace public. Elle répond particulièrement aux besoins des bâtiments sensibles comme les établissements de santé, les écoles, les crèches ou encore les EHPAD.
« L’intensification des vagues de chaleur nous oblige à repenser nos infrastructures énergétiques. Au même titre que les réseaux de chaleur ont accompagné la transition énergétique des territoires, les réseaux de froid ont vocation à devenir un outil clé d’adaptation des villes aux épisodes de chaleur extrême », souligne Frank Lacroix, directeur général adjoint d’ENGIE en charge des activités infrastructures énergétiques locales.
Un marché appelé à fortement progresser
Encore peu développés en France, les réseaux de froid disposent d’un important potentiel de croissance. Le pays compte aujourd’hui une cinquantaine de réseaux, alors que les besoins en rafraîchissement devraient continuer à augmenter fortement dans les prochaines décennies. Selon les projections, la demande de froid pourrait atteindre 34 TWh par an à l’horizon 2050, contre moins de 20 TWh actuellement.
Déjà présent sur ce marché, ENGIE exploite 26 réseaux de froid en France, notamment à Paris, Marseille, Levallois-Perret ou Cannes. Cette expertise opérationnelle doit permettre au groupe d’accompagner les collectivités dans la définition de solutions adaptées à leurs besoins locaux.
Accompagner les collectivités face au changement climatique
Au-delà de l’analyse technique, les études de potentiel permettront aux territoires de disposer d’une vision globale des besoins de rafraîchissement, des secteurs prioritaires et des conditions nécessaires au développement de futurs réseaux.
« Les collectivités sont en première ligne face aux effets du réchauffement climatique. Nous devons leur donner les moyens d’identifier et de déployer des solutions efficaces et durables pour protéger les habitants et renforcer la résilience des territoires », rappelle Gil Avérous, président de Villes de France. Avec cette initiative, ENGIE entend accélérer l’émergence de nouvelles infrastructures de rafraîchissement collectif et faire des réseaux de froid un levier majeur d’adaptation climatique des villes françaises.