Explosion du prix d’un billet OUIGO : En effet, il passe de 19,8 € à 34,2 € HT soit 73% d’augmentation. Contrairement à une idée reçue, cette augmentation n’est pas due à l’allongement des parcours des OUIGO et à ses destinations plus lointaines qu’à ses débuts. En effet, le prix au kilomètre payé par un passager passe de 3,7 cts à 6,2 cts soit 68% d’augmentation, alors que le prix au kilomètre du TGV INOUI en France passe de 10,3 cts en 2017 à 11,1 cts en 2023 soit une augmentation de 8%.
PUBLICITÉ
Moins de sièges.kiomètres : la baisse de l’offre est calculée avec ce qu’on appelle le nombre de « sièges.kilomètre » essentiellement produit par SNCF Voyageurs (les nouveaux opérateurs Trenitalia France et Renfe ne pèsent que pour 1 % dans ce calcul). Une baisse malgré le déploiement de OUIGO dont les trains sont un peu plus capacitaires que les TGV INOUI. Pour rappel, une rame OUIGO contient 634 places contre 556 pour une rame duplex Océane. Pour autant, cette montée en puissance de OUIGO ne compense pas la baisse de 17,5 % de l’offre TGV INOUI. On passe de 2017 à 2023 de 72,9 milliards à 71,7 milliards de sièges.kilomètre, soit une baisse de 1,6%. Même en tenant compte du développement à l’international de TGV on passe de 86,4 milliards de sièges.km à 84,4 milliards de sièges.kilomètre soit une baisse de 2,3%.
Pourtant la demande explose. Pour preuve, le nombre de passagers de la grande vitesse en France sur INOUI et OUIGO est passé de 110 millions en 2017 à 124 millions en 2023 soit une hausse de 13 % à mettre en relation avec une offre qui a baissé de 1,6.
Le nombre de passagers France et international a fortement augmenté passant de 138,5 millions de passagers en 2017 à 151,9 soit une augmentation de 10%. C’est dire si l’offre n’arrive pas à satisfaire la demande et qu’ainsi de nombreux TGV affichent « complets » même en période normale.