Afin d’atteindre son objectif de réduction de ses déchets solides de 40% d’ici dix ans, la ville de Hong Kong en Chine a dévoilé un programme de gestion des déchets prévoyant la construction d’installations de traitement des déchets organiques et de transformation des déchets en énergie.
En une année, la Chine jette une quantité de nourriture pouvant nourrir 200 millions de personnes et entasse l’équivalent de plus de 32 milliards de dollars de nourriture dans ses décharges. Un état des lieux alarmant qui a poussé le gouvernement hong kongais à explorer une nouvelle technologie que propose une nouvelle bio-raffinerie mise au point par la City University de Hong Kong. Cette technologie transforme les déchets alimentaires en composant essentiel pour la fabrication de plastique, de détergents à lessive et d’autres produits à usage courant.
Pour l’heure, le prix annoncé de 460 000 $ pour la construction d’une usine de 15 000 litres a dissuadé les investisseurs locaux. Mais la technologie est bien perçue en Chine, en Corée du Sud, à Taiwan, au Japon, à Singapour et dans d’autres pays d’Asie. Par ailleurs, la City University est en relation avec une usine pilote qui fonctionne en Allemagne depuis 2010, pour produire à plus grande échelle du succinate à partir de déchets alimentaires en couvrant la totalité de la chaîne de valeur, des ressources écologiques au produit final, sous le même toit.