La prévention des risques liés à l’exposition aux poussières de silice cristalline par Sylvain Sauvage, responsable QSE, groupe Weser
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Santé mentale et RPS : et si on en parlait vraiment ? par Yasmina Cesaire, ergonome et psychologue du travail Sano - Santé
68 % des salariés de TPE-PME traversent des périodes de stress intense. Tout le monde a une santé mentale : ce n’est pas synonyme de « troubles ». Les RPS (risques psychosociaux pour la santé mentale), qui naissent des conditions de travail et de l’organisation, sont aujourd’hui un enjeu majeur pour les entreprises. Dans le secteur du béton cela entraîne des conséquences très concrètes : deux fois plus d’accidents, et plus graves, que dans les autres industries et 71 jours d’arrêt en moyenne après un accident du travail dans la construction. L’entreprise doit mieux comprendre les situations de stress et de mal-être, mieux identifier les signaux faibles pour engager des leviers d’action concrets. À ce titre, le rôle et les missions du service de prévention et de santé au travail interentreprises (SPSTI) permettent d’accompagner les salariés, de l’embauche à la fin de carrière, sans oublier de porter une attention particulière à la santé des dirigeants, eux aussi directement concernés par ces enjeux.
Les programmes de prévention et les aides de l’Assurance Maladie - Risques Professionnels, par Christophe Desplat, ingénieur conseil national en charge du secteur BTP, CNAM
L’Assurance Maladie - Risques professionnels a pour mission d’assurer la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles, l’indemnisation des victimes et son financement au moyen de la tarification des entreprises. Elle déploie des programmes nationaux, fondés sur une ingénierie adaptée, qui ont fait la preuve de leur efficacité. Ils doivent se traduire par une baisse de la sinistralité. En soutien à ces programmes, l’Assurance Maladie - Risques professionnels dispose d’un panel d’incitations financières pouvant contribuer à la prévention des risques en entreprise.
L’innovation au service de la prévention : comment les nouvelles technologies peuvent améliorer la sécurité et les conditions de travail ? par Stéphane Lemoult, directeur OH&S, Stradal et Eqiom
L’IA constitue désormais un levier concret de réduction des risques, avec des applications immédiates tant dans l’analyse des données HSE que dans la prévention terrain via les équipements connectés. Les caméras IA chargeuse Blaxtair et chariot élévateur permettent notamment de détecter les piétons. L’objectif est de passer d’une analyse post-accident à une prévention en temps réel. Un test a été réalisé au niveau de la zone de chargement camions des expéditions pour évaluer la capacité d’une caméra intégrant l’IA à détecter automatiquement les situations à risques, avec des résultats satisfaisants. Un cas pratique d’utilisation Copilot Agent Virtuel a été exposé pour comprendre comment l’IA permet d’amplifier la prévention. L’IA prédictive et proactive permet d’activer précocement des alertes, de recommander des actions pour prévenir les accidents, si elle est bien calibrée, avec des indicateurs et données de qualité, le maintien d’un esprit critique et d’une approche pragmatique et opérationnelle.
Prévenir les risques liés aux pratiques addictives, détecter les addictions et agir efficacement, par Jérôme Meleard, directeur adjoint, Cicat 28
Les conduites addictives peuvent avoir des conséquences sur la santé des salariés, la sécurité au travail, les relations professionnelles et le fonctionnement de l’entreprise. Les addictions concernent tous les milieux, tous les niveaux hiérarchiques et tous les secteurs d’activité. En Eure-et-Loir, le Cicat 28 propose un Centre de Soins, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie (CSAPA) et un service de prévention/formation pour détecter plus tôt, pour agir plus efficacement, au travers d’actions de sensibilisation et formation des professionnels et encadrants, de groupes d’échanges et d’accompagnement de projets de prévention, pour informer et sensibiliser sur les conduites addictives et leurs impacts sur la santé, la sécurité et l’environnement (Mois sans tabac, Dry January…). À titre d’exemple, la formation « Acteurs de Première Ligne en addictologie » a pour vocation de développer les compétences des acteurs de terrain pour prévenir, repérer et orienter les situations à risque liées aux addictions et favoriser le maintien de la santé et sécurité au travail.
Comment gagner en efficacité grâce à un plan d’actions global digitalisé ? par Valérie Wera, animatrice QSE, groupe Libaud et Tony Courtel, directeur général délégué, Bluekango
Face à la multiplication des actions issues des audits, visites terrain, incidents, analyses de risques ou encore démarches d’amélioration continue, l’enjeu n’est plus simplement de recenser les actions, mais de disposer d’une vision globale, partagée et actualisée de leur avancement. La digitalisation d’un plan d’actions global permet de centraliser les actions et données, de responsabiliser les différents acteurs, de suivre les échéances et de disposer d’indicateurs permettant d’identifier rapidement les points de vigilance. Elle facilite également la collaboration entre les équipes et apporte davantage de traçabilité dans le traitement des actions. Le partenariat entre le leader de la QHSE BlueKanGo et le Groupe Libaud a permis de mettre en place ce type de solution digitale prouvant que le numérique peut dépasser la simple dématérialisation pour devenir un véritable levier de pilotage et d’amélioration continue et faire évoluer durablement les pratiques.
Expérimentation d’exosquelettes dans l’Industrie de la préfabrication Béton, par Clarine Lenormand, responsable technique, FCBA et consultante en ergonomie et Guillaume Marie, responsable du département HSE, Cerib
Dans le cadre du projet Exattrac porté par le Cerib, CTICM, CTMNC, Institut Carnot MECD, OPPBTP, une expérimentation est menée sur plusieurs postes représentatifs des métiers de la construction afin d’évaluer l’intérêt des exosquelettes pour réduire la pénibilité et contribuer à l’attractivité de ces métiers. Ses premiers résultats, obtenus sur le poste de ferraillage, à partir d’une expérimentation menée dans trois entreprises avec trois opérateurs utilisateurs pendant deux et quatre semaines, ont été présentés. Un opérateur n’adhère pas mais un autre considère que l’exosquelette ne pourra fonctionner sans la nomination d’un référent. Il ressort qu’il faut aussi une bonne formation, une sensibilisation des opérateurs pour éviter de mauvais réglages, pouvant engendrer d’autres douleurs. L’exosquelette peut aussi être adapté à certaines personnes et moins à d’autres pour la même entreprise et le même poste. Si l’utilisation d’exosquelette ne change pas fondamentalement la perception des métiers de la construction, la recherche et la mise en place de solution pour améliorer leurs conditions de travail est toujours appréciable pour les salariés,
En marge de ces conférences et ateliers un espace d’exposition a réuni plusieurs stands animés par des acteurs de la sécurité et de la prévention des risques, proposant des outils et dispositifs de sécurité innovants. La Journée s’est clôturée par une visite des laboratoires et équipements du Ceribpour permettre aux participants de découvrir les halls d’essais structure, le Centre d’Essais au Feu, le Centre de formation Tekhnè.