Ils font ainsi partie d’un ensemble de restaurations engagées à partir de 2025, soignant les dégradations anciennes du monument accumulées au fil du temps ou causées par les intempéries. Ils s’ajoutent à la restauration du chevet et de ses 22 arcs-boutants ainsi qu’à celle de la sacristie – extérieurs, décors sculptés et couverture – déjà engagées respectivement en 2025 et en début d’année 2026. Ils sont rendus possibles grâce à la générosité des mécènes et donateurs depuis 2019 et à la bonne maîtrise par l’établissement public des coûts des travaux conduits jusqu’ici.
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La restauration de l’emblématique rose occidentale, au centre de la façade de la cathédrale donnant sur le parvis, ainsi que celle de la façade nord du transept et de sa statuaire médiévale, très encrassées, constituent les deux premières opérations de ce schéma directeur. Après finalisation des études détaillées et attribution des marchés par appel d’offre, les travaux débuteront en 2027 et se termineront en 2029.
Après la réouverture de la cathédrale, les 7 et 8 décembre 2024, de nouveaux travaux de restauration sur des parties extérieures de la cathédrale, nécessaires de longue date du fait des dégradations anciennes causées par le temps et les intempéries, ont pu être engagés, grâce aux sommes alors encore disponibles du fait de la générosité des donateurs et de la bonne gestion de la restauration par l’établissement public, saluée par la Cour des comptes. Dès 2025, parallèlement à l’achèvement de la couverture de la flèche et des travaux dans les tours nord et sud, conduisant à la réouverture en septembre dernier du circuit de visite des tours, une nouvelle phase de travaux a ainsi débuté avec la restauration du chevet, dont ses 22 arcs-boutants qui jouent un rôle structurel majeur pour le monument. S’y est ajoutée au printemps 2026 la restauration de l’extérieur de la sacristie datant du milieu du XIXe siècle, dont les pierres, les décors sculptés et la couverture sont particulièrement dégradés. Ces deux opérations, dont le besoin était déjà identifié avant l’incendie, vont se poursuivre jusqu’en 2028/2029. Ces deux opérations portent le montant de l’ensemble des travaux réalisés ou engagés depuis 2019 et financés par la souscription nationale à 845 millions d’euros.
Pour les autres parties extérieures de Notre-Dame de Paris nécessitant également des soins, un programme de restauration complet a été prévu. « Nous avons dressé, avec l’aide du maître d’œuvre, l’architecte en chef Philippe Villeneuve et son équipe, l’inventaire des travaux nécessaires à la restauration complète du monument. Nous avons ainsi pu élaborer un schéma directeur regroupant une douzaine d’opérations autonomes supplémentaires, à conduire de 2026 à 2033 selon un calendrier prenant en compte l’urgence des travaux et l’optimisation de leur coût global, particulièrement du coût des infrastructures de chantier, comme les échafaudages », précise Philippe Jost, président de l’établissement public Rebâtir Notre-Dame de Paris. Il s’agit des façades nord et sud du transept, des trois grandes roses en grande partie médiévales (ouest, nord et sud), qui n’ont pas été restaurées depuis le XIXe siècle et dont les vitraux nécessitent d’être protégés des intempéries par une verrière de doublage. Le programme comprend également les façades nord et sud de la nef et leurs arcs-boutants, les vitraux des tribunes de la nef et des chapelles, l’extérieur des tours dont leurs chimères – créatures fantastiques imaginées par Eugène Viollet-le-Duc au XIXe siècle – ainsi que le presbytère.
Sur les près de 150 millions d’euros courants (c’est-à-dire intégrant une prévision de l’inflation à venir) que représente le coût global de ces interventions, 130 millions d’euros restent à réunir compte tenu des dons recueillis à ce jour. Grâce à la générosité des donateurs, deux premières opérations du schéma directeur peuvent être engagées dès à présent :
- la restauration de la rose occidentale, en grande partie médiévale. Située au centre de la façade donnant sur le parvis, elle n’a pas été restaurée depuis le XIXe siècle. Sa restauration permettra de traiter des pathologies anciennes et de soigner les dommages causés par un épisode de grêle survenu en mai 2025. De plus, pour protéger les vitraux des intempéries futures, une verrière de doublage sera installée du côté extérieur. Les travaux débuteront en 2027.
- la restauration de la façade nord du transept et de sa statuaire médiévale, très encrassées, qui donnent sur la rue du Cloître-Notre-Dame. La statue de la Vierge au trumeau de la façade nord du transept constitue la plus grande statue d’origine conservée parmi les portails de la cathédrale. La restauration de la façade nord du transept débutera en 2027.
« Notre objectif est désormais de parachever la restauration de la cathédrale. Compte tenu de l’état sanitaire dans lequel elle se trouvait avant l’incendie, elle nécessite un ensemble de travaux complémentaires qui lui donneront un lustre à la hauteur de sa renommée mondiale et assureront sa pérennité, dans la dynamique initiée en 2019. Engager aujourd’hui les deux opérations que représentent la restauration de l’emblématique rose occidentale et celle de la façade nord de la cathédrale est un signal fort d’optimisme pour la suite. Pour aller jusqu’au bout, nous avons encore besoin de la générosité de mécènes et de donateurs. La plupart nous accompagnent depuis 2019 et nous pouvons leur en être infiniment reconnaissants. Au-delà de ces amis fidèles, je lance un appel à toutes celles et tous ceux qui sont sensibles au rayonnement incomparable qu’exerce Notre-Dame de Paris en France et dans le monde entier et je compte sur leur soutien », ajoute Philippe Jost, président de l’établissement public Rebâtir Notre-Dame de Paris.