Édifiée à l’occasion de l’Exposition internationale de la houille blanche et du tourisme de 1925, la Tour Perret s’inscrit dans un moment clé de l’histoire industrielle et architecturale de Grenoble. Portée par Paul Mistral, alors maire de la ville, elle témoigne de l’élan conjugué des milieux industriels et culturels autour de l’essor de l’hydroélectricité. Conçue par Auguste Perret, elle déploie une écriture architecturale nouvelle, fondée sur l’usage du béton armé, encore peu employé à une telle échelle. Par sa hauteur, sa légèreté et la rapidité de sa mise en œuvre, elle répond aux ambitions d’une époque tournée vers l’innovation et le dépassement des contraintes constructives. Elle prolonge également dans la trajectoire des frères Perret, qui explorent dès le début du XXe siècle les potentialités du béton armé, des premières ossatures parisiennes aux grandes expérimentations de la reconstruction.
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Porté par la Ville de Grenoble, avec le soutien de l’État et du Département de l’Isère, ce projet témoigne d’un engagement collectif en faveur de la transmission de ce patrimoine exceptionnel. « Avec la réouverture de la Tour Perret, Grenoble retrouve l’accès à un édifice longtemps resté à distance. Ce monument emblématique redevient un lieu de vie, de découverte et de regard sur le territoire, ouvert à tous. Elle permet aux Grenoblois et aux Grenobloises de se réapproprier un repère majeur de leur histoire, tout en offrant aux publics une nouvelle manière d’entrer dans la ville. À travers ce projet, c’est toute une part du patrimoine de Grenoble qui se révèle à nouveau, dans un dialogue renouvelé entre mémoire, architecture et paysage », souligne Dorian Pastiau, chef de projet pour la Ville de Grenoble.