Certaines fonctionnalités de ce site reposent sur l’usage de cookies.
Les services de mesure d'audience sont nécessaires au fonctionnement du site en permettant sa bonne administration.
ACCEPTER TOUS LES COOKIES
LES COOKIES NÉCESSAIRES SEULEMENT
CONNEXION
Valider
Mot de passe oublié ?
BÂTIMENT - GROS OEUVRE

[Exclu] Le grand jeu du béton : élever l’improbable

CH. RAYNAUD, LE 9 MARS 2026
Archiver cet article
Newsletters
[Exclu] Le grand jeu du béton : élever l’improbable
Le bloc béton est la matière première qu’utilise Vincent Ganivet pour réaliser ses sculptures, semblables à des arches de cathédrale.

Diplômé des Beaux-Arts de Paris en 2001, Vincent Ganivet a d’abord aligné les parpaings pour gagner sa vie, avant de « s’approprier ces blocs, relativement économiques, pour réaliser des œuvres comme mes "dominos-cascade géants", qui traversaient les espaces d’expositions », comme il aime à le rappeler. Peu à peu, partant de cette approche ludique (ériger des courbes avec des cubes), il se prend à son propre jeu de construction, pour tenter des équilibres toujours plus improbables et parvenir, très empiriquement, à la forme autoportante de l’arche. « Il m’aura fallu bien des effondrements pour découvrir et maîtriser l’art ancestral du tracé à la chaînette, tel que le pratiquait Antoni Gaudi, et qui garantit aujourd’hui la parfaite tenue de mes sculptures », raconte Vincent Ganivet. Depuis, il n’a eu de cesse de complexifier ce système, combinant, étageant les courbes entre-elles, et  allant jusqu’à les faire vriller, mais toujours sans scellement, par simple empilement. « Les parpaings ainsi disposés présentent leurs creux, habituellement pris dans le mur, et prennent un aspect de fine dentelle (paradoxal pour ces objets "vulgaires" que l’on préfère généralement dissimuler sous de l’enduit ou au fond du jardin…). Si je ne travaille pas avec du bronze, par souci d’économie, c’est aussi parce que j’accorde plus d’importance au geste qu’au matériau, et la connotation péjorative du béton vient ici le renforcer », insiste-t-il.

PUBLICITÉ
Des œuvres qui défient les lois de la pesanteur

« Je n’ai pas peur du grand public qui aime comprendre comment les choses sont faites : je tiens à ce que mon processus reste toujours visible, sans trucage. Je laisse les cales de bois entre les blocs, car elles sont nécessaires à leur maintien », explique V. Ganivet, « il y a dans mes sculptures un potentiel catastrophique qui interroge, impressionne, voire effraie le spectateur, et j’aime le révéler lors de mes démontages que j’organise, tels des performances, en des effondrements participatifs, des feux d’artifices gris (memento mori) auxquels j’invite le public ». Bien sûr, lorsqu’il est amené à intervenir dans l’espace urbain, l’enjeu est complètement différent : « je ne peux plus me permettre de jouer avec l’équilibre, comme m’y autorise le cadre confiné du muséeJ’utilise alors le béton, et jusque dans ses derniers développements, pour la garantie de pérennité qu’il offre : mes œuvres de commande publique sont ainsi systématiquement scellées, avec des mortiers à retrait compensé. J’emploie pour les réaliser des blocs renforcés, comme les hourdis à table de compression, suivant scrupuleusement les préconisations des bureaux d’études qui m’accompagnent ».




PARTAGER :
Toute l'information de cette rubrique est dans : Prescription Béton
Le magazine pour les professionnels du béton durable, enquêtes et réalisations, science et techniques innovantes.
Découvrir nos newsletters →
À LIRE ÉGALEMENT
La préfabrication béton sera présente à Pollutec
La préfabrication béton sera présente à Pollutec
[Exclu] Fissures des bâtiments : l’hydrostabilisation comme alternative durable aux micropieux
[Exclu] Fissures des bâtiments : l’hydrostabilisation comme alternative durable aux micropieux
Une nouvelle plateforme Revama en Ile-de-France
Une nouvelle plateforme Revama en Ile-de-France
Une plateforme qui connecte tous les professionnels de l’architecture  
Une plateforme qui connecte tous les professionnels de l’architecture  
TOUS LES ARTICLES BÂTIMENT - GROS OEUVRE
Les plus lus