Moins de 10 % des entreprises du BTP utilisent aujourd’hui des outils d’IA. Toutefois, 36 % envisagent d’y recourir dans les prochaines années, avec un intérêt plus marqué chez les moyennes et grandes structures. Les usages actuels se concentrent principalement sur les fonctions support (tâches administratives) et les activités de conception. Les applications plus spécialisées restent peu développées, en raison des spécificités du secteur : fragmentation, faible standardisation et fortes exigences de fiabilité.
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L’étude identifie plusieurs obstacles :
technologiques, avec un manque d’interopérabilité entre les logiciels ;
économiques, en raison de coûts jugés élevés pour les PME ;
organisationnels et culturels, liés notamment à une acculturation numérique encore insuffisante.
Faire évoluer les compétences
Pour démocratiser l’IA, l’Observatoire insiste sur la montée en compétences autour de trois niveaux : socle de culture numérique, développement d’ingénierie d’usage et maîtrise des systèmes interconnectés.
Cinq recommandations structurent l’action :
- développer la culture numérique,
- fiabiliser la donnée,
- sécuriser les usages,
- structurer l’offre de formation,
- renforcer la coordination sectorielle.
En s’appuyant sur les enseignements de cette étude, l’Observatoire des métiers du BTP invite l’ensemble des entreprises du secteur ainsi que les acteurs de la formation à se mobiliser afin d’accompagner concrètement la montée en compétences des salariés et des dirigeants, pour que l’IA devienne un véritable levier de transformation et d’attractivité pour la filière du BTP.