Le plan « Relance logement » répond à des impératifs sociaux et économiques et promet de réimpulser une activité non délocalisable, générant de la valeur et sécurisant des emplois partout en France. Si elle relève de l’urgence, cette dynamique doit aussi contribuer aux enjeux fondamentaux de décarbonation et de transition écologique au coeur des territoires. Le pays doit donc relever le triple défi de construire rapidement, durablement et à coût maîtrisé le parc de logements décarbonés français. Pour y parvenir, la règlementation qui encadre aujourd’hui la construction neuve doit être réajustée pour permettre à toutes les solutions constructives compétitives et vertueuses sur le plan environnemental de coexister.
PUBLICITÉ
• Mesure 1 - L’augmentation des seuils de 40 kg pour tenir compte du passage de la norme A1 à A2. Une mesure défendue par la filière qui y voit un principe de réalité afin de ne pas effacer les efforts de décarbonation.
• Mesure 10 - La pondération des impacts en fonction de la durée de vie du bâtiment. Avec des structures béton qui durent très largement plus de 50 ans, La Filière Béton estime qu’il serait normal d’étaler sur l’ensemble de la durée des vie les impacts environnementaux liés à la mise en oeuvre initiale.
• Mesure 19 - Faire sortir les IGH (Immeubles Grande Hauteur) des jalons allant au-delà de 2025. Une mesure également « de bon sens » et mieux ajustée aux réalités.
"Nous alertons depuis longtemps sur la crise du logement qui pèse si durement sur le développement de notre pays et l’avenir des Français", souligne Xavier Guesnu, président de La Filière Béton, "ce plan de relance est donc un signal positif que nous accueillons avec un vrai sentiment de soulagement. La relance de la construction, à laquelle notre filière entend contribuer activement en première ligne, ne doit pas se faire à n’importe quel prix. L’urgence ne devra rien sacrifier à la décarbonation, à la durabilité des ouvrages, à la sécurité et enfin au bien-être des occupants. Pour relever ce défi, l’heure n’est plus au dogmatisme. La règlementation RE 2020 doit être ajustée d’urgence pour fixer ce cadre de manière raisonnée, avec un traitement équitable entre matériaux et solutions constructives".