A l’occasion d’une conférence de presse organisée à Paris au siège de la Fédération Française du Bâtiment (FFB), son président Didier Ridoret est revenu sur une année 2013 "moins mauvaise que prévue" même si beaucoup reste à faire avant d’entrevoir la reprise.
Alors que l’organisation professionnelle tablait sur la mise en chantier de 315 000 logements en 2013, l’année devrait finalement se clôturer sur un résultat supérieur aux attentes : entre 330 000 et 340 000. Tout n’est donc pas si gris dans le paysage du bâtiment en France. Les décisions prises en faveur du secteur HLM, sur la réforme des plus-values immobilières ou encore les nouvelles dispositions concernant la loi Accès au logement et un urbanisme rénové (ALUR) ont même été saluées par Didier Ridoret. Des avancées qui n’empêchent pas la FFB et son président de réitérer leur demande de mettre en place un taux de TVA de 5 % pour les travaux d’économie d’énergie.
"Une moindre baisse", mais tout reste à faire
Malgré une belle résistance de l’activité, pas question de parler de "reprise" ou même de "sortie de récession". Sur le plan de l’emploi, la FFB anticipe la perte de 40 000 emplois en 2013 dans le secteur (intérim compris), soit par non renouvellement, soit par destruction de poste. En plus de ce chiffre pour le moins négatif et qui suit malheureusement la courbe de l’activité du secteur, plusieurs sujets inquiètent les professionnels.
Fermement opposé à l’encadrement des loyers et à la garantie universelle des risques locatifs (GUL), Didier Ridoret déplore également les difficultés croissantes rencontrées lors de la primo-accession à la propriété. "Le nombre de PTZ + (ou prêt à taux zéro) est passé de 95 400 en 2011 à 11 700 en rythme annuel sur la base du premier trimestre, soit une division par 9", souligne-t-il avant de plaider pour une refonte de ce même PTZ+.
Toujours au registre des inquiétudes, on retrouve le traitement de la pénibilité. Sur ce point, la FFB espère un examen médical individualisé des travailleurs et non une règle générale, comme le projet actuel le laisse présager. Enfin la concurrence déloyale d’entreprises étrangères reste une problématique que la l’organisme voudrait voir rapidement traitée par le gouvernement.
Malgré toutes ses craintes et ses demandes, dont il ignore si elles aboutiront, le président de la FFB porte toujours son regard vers l’objectif des 500 000 logements annuels d’ici la fin du quinquennat et, à plus court terme, vers une reprise de l’activité au deuxième semestre 2014.