En marge de la visite du chantier du Grand Stade de Lille, Pierre Berger, directeur général d’Eiffage, a indiqué que les calculs tridimensionnels concernant les risques sismiques du site fournis par son groupe étaient actuellement à l’étude par la Communauté urbaine de Lille Métropole (LMCU), présidée par Martine Aubry.
"Il s’agit d’un problème compliqué", a fait savoir Pierre Berger. "Le stade tel qu’il est aujourd’hui n’est pas dimensionné pour répondre aux nouvelles normes sismiques édictées en mai dernier [Lille est passé de risque zéro à risque faible, NDLR]. Nous avons donc effectué de nouveaux calculs tridimensionnels, avec l’aide de bureaux d’études extérieurs, qui sont en cours d’analyse à la LMCU." Les opérations de renforcement devraient toucher l’ensemble de l’enceinte sportive. "Nous pouvons intervenir sur les fondations en temps masqué et sur le béton armé et la charpente métallique après la livraison du stade prévue en août 2012", a précisé Pierre Berger.
Selon Le Canard Enchaîné, ces travaux supplémentaires représenteraient 100 millions d’euros. Un chiffre que n’a pas confirmé le directeur général d’Eiffage, qui rappelle que selon "l’article 15.3" du contrat signé avec la LMCU "c’est au concédant de payer, pas à Elisa [Eiffage Lille Stadium Arena, NDLR]", le concessionnaire de l’ouvrage, filiale du groupe. "Nous en serons plus dans quelques semaines", a assuré Pierre Berger.
De son côté, la communauté urbaine de Lille, par la voix de Michel-François Delannoy, son vice-président, a rappelé que la nouvelle cartographie des risques sismiques était connue depuis 2005 et qu’il est du devoir du concessionnaire "de mettre à disposition un équipement adapté" dont les surcoûts éventuels "doivent être pris en charge par le concessionnaire."