Disparition programmée de la loi Scellier, réduction du crédit d’impôt développement durable, révision de la TVA réduite et application du prêt à taux zéro (ou PTZ +) aux seuls logements neufs, le moins que l’on puisse dire c’est que le bâtiment ne sera pas épargné par le plan de rigueur gouvernemental.
Depuis l’annonce du plan de rigueur par le premier ministre, François Fillon, au début du mois de novembre, les organisations du secteur ne cessent de tirer la sonnette d’alarme. En plus d’entraver le développement du marché, certaines mesures pourraient ne même pas s’avérer efficaces pour renflouer les caisses de l’Etat, selon la Capeb. Cette dernière estime qu’une augmentation de la TVA aura, non seulement un effet destructeur pour l’emploi, mais en plus créera un "retour du travail au noir". Sans travail déclaré, pas d’entrée d’argent pour l’Etat. La fédération française du bâtiment (FFB) et la Capeb soulignent également les risques liés à une disparition totale du Scellier qui induirait un ralentissement de la construction neuve et entraînerait des suppressions d’emplois. Alors qu’en septembre le secteur était prêt à participer à un l’effort national pour la réduction des déficits, le bouquet de mesures dont il devrait faire l’objet lui donne aujourd’hui le sentiment d’être la victime d’un plan de rigueur inéquitable.