Ceux qui croyaient que le rabotage des niches fiscales resterait ce "serpent de mer", souvent évoqué et jamais appliqué, risquent d’en être pour leurs frais. Le plan anti-déficit présenté par le premier ministre, François Fillon, concerne non moins de 22 niches fiscales. Les secteurs du bâtiment et de l’immobilier ne passeront pas à travers les gouttes.
Si le bâtiment devrait sauver l’essentiel avec le maintien de la TVA à 5,5 %, le secteur de l’immobilier, mais aussi les entrepreneurs dans leur ensemble enregistrent les mauvaises nouvelles. La défiscalisation des heures supplémentaires qui focalise l’attention des chefs d’entreprises et des médias n’est pas seule à être visée. Le secteur du bâtiment devra, pour exemple, composer avec le rabotage de la niche fiscale concernant les dépenses supportées en vue de la restauration complète d’un bâtiment. Autre secteur impacté, l’immobilier enregistre la limitation du dispositif Scellier (investissements dans le locatif neuf). Les investissements dans l’immobilier de loisirs ou dans les résidences hôtelières à vocation sociales sont également concernés. Dès le 6 septembre ces annonces prendront une tournure plus concrète lors de leur présentation au Parlement.