A l’heure du bilan en ce jour d’assemblée générale du syndicat national de la démolition (SNED) à Vannes (56), celui-ci a choisi de mettre en avant, l’un des thèmes les plus porteurs de l’année écoulée selon lui, à savoir, l’évolution du traitement de l’amiante. En effet, même s’il est récurrent, il est lié à une activité en constante évolution, en particulier au niveau du diagnostic des fibres qui est passé en analyse Meta.
« La mission relative à ce problème va se structurer car il est tellement chronophage que nous allons mettre en place un permanent, indique le président duSNED, Daniel Midavaine. Dans une période transitoire, nous allons utiliser des compétences externes au SNED, au travers de deux experts qui vont nous accompagner dans nos relations avec les différents ministères de tutelle et assurer le relai auprès de nos adhérents pour les aider dans leur activité. Nous avons la volonté, dans un deuxième temps, d’embaucher à court terme un permanent qui sera dédié à la poussière et à l’amiante ».
Il est ainsi quasiment acquis que le SNED va créer une session spécifique aux questions de l’amiante et de la poussière en relation avec le fait qu’il est devenu un interlocuteur privilégié de la Direction générale du Travail (DGT), compte tenu du poids qu’il représente.
En effet, le SNED est aujourd’hui le premier syndicat de désamianteurs, ce qui lui permet de disposer d’une crédibilité indiscutable, avec 63 entreprises qualifiées désamiantage adhérentes.
Vers les 75 à 80 désamianteurs
Un certain nombre d’entreprises ont d’ailleurs fait acte de candidature pour rejoindre ce « noyau dur » mais leur adhésion est liée aux critères qu’impose le SNED à ses adhérents : ils doivent évidemment être certifiés, mais aussi faire partie de la FFB et être parrainés par des membres actifs du syndicat.
« En effet, nous ne voulons pas hypothéquer l’image que nous avons dégagé depuis quelques années, sur le qualitatif du SNED. Nous avons la même exigence pour les désamianteurs. Mais, vraisemblablement, nous espérons regrouper dès l’année prochaine entre 75 et 80 entreprises de désamiantage », conclut le président.