« La maîtrise d’œuvre qualifiée ne doit pas être appréhendée comme un coût supplémentaire, mais comme un investissement permettant au maître d’ouvrage de mieux anticiper les risques et de sécuriser son opération », a-t-il déclaré. Sur ces chantiers, les choix réalisés en amont conditionnent directement les coûts, les délais, les méthodes d’intervention et la sécurité. Une maîtrise d’œuvre spécialisée peut notamment préciser le périmètre des travaux, exploiter les différents diagnostics, anticiper les contraintes, fiabiliser les estimations et suivre la réalisation des travaux. Elle intervient également sur la gestion des déchets, leur traçabilité et l’organisation des filières de valorisation, avec un enjeu croissant autour de la déconstruction sélective, du réemploi et du recyclage.
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Le SEDDRe propose de rendre obligatoire, pour les opérations présentant des critères de complexité, de montant ou de risque à définir réglementairement, le recours à une maîtrise d’œuvre disposant d’une qualification adaptée. Cette évolution doit aller de pair avec une amélioration des diagnostics, notamment du PEMD*. Celui-ci doit permettre d’identifier les matériaux à déconstruire, ceux pouvant être réemployés ou valorisés, les risques associés et les filières adaptées.
Le syndicat préconise notamment de recourir à des diagnostiqueurs certifiés, de mieux coordonner les diagnostics PEMD, amiante, plomb et environnementaux et, lorsque le potentiel le justifie, de réaliser un diagnostic ressource approfondi. Il demande aussi que les prescriptions issues des diagnostics soient intégrées à la conception, aux marchés de travaux et au suivi du chantier.
*PEMD : produits, équipements, matériaux et déchets.