La seconde phase de suppression du bouchon ferroviaire de Bordeaux a débuté, entre le quartier de La Benauge et la commune de Cenon. Pour Réseau Ferré de France, co-financeur du projet, il s’agit de doubler les voies sur une distance de 2,5 km à la sortie est de Bordeaux, afin de préparer au mieux l’arrivée de la ligne à grande vitesse (LGV) Sud Europe Atlantique en 2016.
Le bouchon ferroviaire de Bordeaux constitue un point stratégique du réseau ferré européen : la métropole Girondine se situe en effet sur un axe nord-sud majeur, au centre du corridor ferroviaire Atlantique qui relie l’Europe du nord à la péninsule ibérique (Benelux / Grande-Bretagne – France – Espagne). D’autre part, située à l’intersection de deux lignes transverses (Bordeaux - Lyon et Bordeaux – Marseille), la gare de Bordeaux permet de rejoindre le corridor ferroviaire rhodanien. Avec près de 250 circulations par jour, la sortie nord de Bordeaux est devenue un véritable « goulet d’étranglement », alors même que le trafic est amené à croître avec l’arrivée de la LGV. En outre, de nouveaux besoins de créneaux de circulation apparaissent en vue du développement du fret ferroviaire et du trafic TER. Accélérant la modernisation du réseau, la suppression du bouchon ferroviaire de Bordeaux représente donc un bénéfice à l’échelle locale, régionale, nationale et européenne.
Le lancement de la 2e phase des travaux : une étape décisive
Démarrée en avril, la 2ème étape de suppression du bouchon ferroviaire de Bordeaux devrait durer 5 ans, jusqu’en 2016. Cette suppression implique plusieurs opérations, regroupées en différentes phases, dont la principale consiste à passer de 2 à 4 voies entre la gare Saint-Jean et la bifurcation de Cenon. L’élargissement prévu sera réalisé sur une succession de murs de soutènements, d’ouvrages de franchissements routiers et sur une estacade de 1,5 km, sorte de passerelle. Le doublement du pôle multimodal de Cenon et la création d’une sous-station électrique rue Jourde à Bordeaux sont également prévus, tandis que des murs antibruit continus seront mis en place du côté de l’élargissement comme du côté existant. Les travaux concernent de nombreuses installations ferroviaires, de la construction d’ouvrages d’art à la pose de voies nouvelles, en passant par des travaux neufs et de remaniement des installations caténaires et des équipements d’alimentation. L’amélioration des systèmes de télécommunication et de signalisation font également partie des principaux axes de modernisation du complexe ferroviaire bordelais.