L’euro fort n’est pas sans conséquence sur l’industrie française et notamment sur les acteurs du secteur bâtiment et travaux publics (BTP). Si certains comme Saint-Gobain ne se disent pas touchés par le niveau élevé de la monnaie, d’autres se retrouvent défavorisés par rapport à la concurrence internationale.
Directeur général délégué du groupe Haulotte, Alexandre Saubot, confiait au journal les Echos que l’euro constituait actuellement un frein à la compétitivité de l’entreprise. "Pour nous, la compétitivité des produits européens et américains est équivalente lorsque la parité est d’un euro pour 1,15 – 1,20 dollar", analysait-il. Loin de cet objectif, le spécialiste en nacelles élévatrices observe ses principaux concurrents américains qui "retrouvent de la compétitivité" en s’appuyant sur un taux de change avantageux.