Après la remise en cause de la fiabilité du diagnostic de performance énergétique (DPE) par une enquête de l’UFC-Que Choisir, le ministère de l’écologie a rappelé que depuis le mois d’octobre 2010 des travaux sont menés pour optimiser cet outil. Le gouvernement espère ainsi éteindre une polémique naissante portant sur ce facteur devenu décisif dans les transactions immobilières.
Plus que de semer le doute sur la qualité énergétique réelle d’un bâtiment, un DPE faussé pourrait flouer de ses droits un potentiel acheteur d’un bien immobilier. L’attribution et l’importance du prêt à taux zéro renforcé (PTZ+) est, en effet, directement lié au résultat du diagnostic de performance énergétique. Une mauvaise évaluation du DPE d’un bâtiment et c’est des milliers d’euros à taux zéro qui passent sous le nez des primo-accédants. Passer de la classe énergétique D à la E pour un achat dans l’ancien, c’est voir disparaître 12 400 euros de PTZ+. Dans un marché immobilier de pénurie aux prix souvent prohibitifs, on comprend que le sujet peut rapidement devenir brulant pour un exécutif qui promet un premier bilan du plan de fiabilisation du DPE en avril 2011.