La société LTF est le promoteur de la section transfrontalière de la future liaison ferroviaire Lyon Turin qui comportera un ouvrage majeur : un tunnel « de base » international de près de 57 km entre Saint-Jean de Maurienne et la vallée de Suse. Le LCPC, en partenariat avec le LERM (Laboratoire d’études et de recherches sur les matériaux) ainsi que les sociétés cimentières Holcim et Vicat, participera à l’étude de la valorisation des déblais de tunnels en granulats à béton.
La société LTF, filiale de RFF (Réseau Ferré de France) et de RFI (Rete Ferroviaria Italiana) est le promoteur de la section transfrontalière de la future liaison ferroviaire Lyon Turin qui comportera un ouvrage majeur : un tunnel « de base » international de près de 57 km entre Saint-Jean de Maurienne et la vallée de Suse.
Pour ce seul tunnel, une partie des 14 millions de mètres cubes de déblais générés par les travaux pourrait être transformée en granulats à béton et réutilisée dans les galeries.
Ceci permettrait alors d’éviter l’excavation de nouvelles carrières et de limiter les transports de déblais par route. Cette solution technique présenterait alors un fort intérêt vis-à-vis des préoccupations environnementales.
Toutefois, ces matériaux présentent des teneurs en sulfates supérieures aux exigences normatives. Cette limite en sulfates est appliquée pour éviter les risques de gonflement du matériau par réaction des sulfates apportés par les granulats avec certains constituants présents dans les ciments. Ce phénomène est connu sous le terme de réaction sulfatique.
L’utilisation de ces granulats peut s’envisager à condition de fabriquer le béton avec des ciments spéciaux permettant d’éviter le déclenchement d’éventuelles réactions sulfatiques. Ce contrat de recherche porte sur cette problématique en partenariat avec le LERM ainsi que les sociétés cimentières Holcim et Vicat.