Avec un chiffre d’affaires en baisse de 54 %, une production divisée par 4, une perte de 146 M€, Manitou aura vécu en 2009 le pire exercice de son histoire. Malgré un contexte économique encore incertain, le constructeur français aura pu divisé sa dette par deux (taux d’endettement de 72 %) et a pour objectif en 2010 le retour à l’équilibre. Avec un chiffre d’affaires net au 1er trimestre 2010 de 162 M€, et une croissance organique de + 5,2 % par rapport au 4e trimestre 2009 (hors programme de déstockage), Manitou semble retrouver en ce début d’années quelques couleurs…. « Nous avons pris des décisions à la hauteur de la gravité de la situation, avec en premier lieu un redimensionnement de notre filiale américaine Gehl qui a vu son chiffre d’affaires passé de plus de 350 M$ il y a 3 ans à 100 M€. Nous avons procédé à une simplification de notre organisation avec en premier lieu une réorganisation industrielle. Cela nous a conduit à déplacer notre ligne de produit-magasinage, de Saint-Ouen à Beaupréau (49), où nous disposons déjà d’un site de production. L’objectif est d’être beaucoup plus flexible et réellement prêt pour la reprise » explique Jean-Christophe Giroux, directeur général de Manitou. D’autant que l’exercice 2010 s’nnonce encore difficile pour le constructeur, tant sur le plan des contraintes techniques, avec l’application de la norme EN15000 et le passage des moteurs en Euro IIIB. « Les chaînes de logistique industrielle sont aujourd’hui sous pression, certains de nos fournisseurs historiques sont dans des situations financières délicates, comme le fabricant de vérins Leduc. Nous avons créé une plateforme industrielle pour la filière manutention en Pays de Loire, afin de mutualiser nos compétences et nos emplois… » ajoute Jean-Christophe Giroux.