Une étude de PricewaterhouseCoopers a confirmé le ralentissement des opérations de fusions-acquisitions dans le secteur de l’ingénierie et de la construction en 2009, avec une baisse de 43 % en volume pour un total de 121 opérations, contre 214 transactions en 2008 (et 246 transactions en 2007). Leur valeur totale s’élève à $42 milliards, soit une baisse de 39% par rapport à $70 milliards de valeur totale en 2008 (et $179 milliards en 2007). Cependant, la reprise des transactions ne cesse de croître.
« Même si elle reste fragile, la reprise des transactions se confirme trimestre par trimestre depuis le début 2009, et le regain d’appétit des investisseurs stratégiques et financiers ne devrait que continuer à croitre sur les trimestres qui viennent, parallèlement à l’amélioration de la conjoncture économique, le plein effet des plans de relance nationaux pour le secteur de la construction et l’assainissement des bilans des sociétés du secteur », explique Benjamin Ribault, associé responsable du secteur ingénierie & construction au sein du pôle Transactions de PwC.
L’Asie/Océanie est resté le marché le plus actif en 2009 aussi bien en termes de nombre d’acquéreurs (41 %) que de nombre de cibles (49 %). L’Europe (Eurozone + UK) gagne une place et se situe en 2e position avec 26 % des acquéreurs et 24 % des cibles, tandis que l’Amérique du Nord perd une place en 3e position avec 19 % des acquéreurs et 16 % des cibles. A noter toutefois qu’en termes de valeur de transactions, l’Europe (Eurozone + UK) renforce sa part de marché avec plus de 34 % des acquisitions en valeur réalisées par un acquéreur européen (versus 23 % pour l’Asie/Océanie, et 18 % pour l’Amérique du Nord).