Fini les radiateurs et les tuyaux reliés à une chaudière. " Le constructeur économise environ 3 000 euros sur le coût des équipements de chauffage-ventilation-eau chaude et sur leur pose, chiffre Michel Noble, l’inventeur du dispositif, directeur du service énergétique de IRD², le centre de recherche d’Eiffage Construction. Mais la principale économie revient à l’occupant du logement, qui réalise un gain de 50 % en volume d’électricité ou de gaz consommé, par rapport à un appartement de 3 ou 4 pièces traditionnel. "
Bien qu’il soit possible de l’adopter dans le cadre d’une rénovation, PAC.R² est plutôt adapté aux appartements neufs, car il nécessite deux trous de 200 millimètres de diamètre en façade pour les prises d’air extérieur. La pompe à chaleur à laquelle elles sont reliées reste en revanche discrète. Elle est dissimulée dans un placard mural de dimension standard (60 centimètres par 60), généralement un placard de cuisine, qui constitue la partie haute d’une colonne dont la partie basse abrite le chauffe-eau. Des conduits d’air (masqués par un espace de faux plafond) vont de la pompe aux pièces, chacune dotée d’une prise d’air insufflant de l’air chaud (de 20 ° à 35 °C) ou, dans les pièces humides (salle de bains, WC, cuisine), récupérant l’air vicié.
PAC.R², qui fournit 3 à 4 fois plus d’énergie qu’elle n’en consomme, fonctionne selon le principe classique d’une pompe à chaleur, en exploitant les calories (la chaleur) de l’air extérieur et de l’air vicié du logement pour réchauffer un gaz frigorigène chauffant à son tour l’air ambiant via un échangeur thermique air-air.
(Source : Les Echos)