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La chaux taille la route !

CH. RAYNAUD, LE 12 OCTOBRE 2009
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La chaux taille la route !

L’utilisation de chaux hydratée dans les enrobés connaît un certain renouveau depuis quelques années au-delà de ces « niches » d’emploi (résolution du problème de soupe sur les granulats poreux, adhésivité au jeune âge des enrobés coulés à froid). La SANEF est particulièrement en pointe sur le sujet. Pour répondre à cette demande, Lhoist a développé une solution spécifique, la gamme Asphacal et investit en 2009 dans une installation de mélange dédiée à l’usine de Sorcy.

« En France, l’ensemble des marchés de travaux du groupe SANEF (réseau SAPN et SANEF soit un réseau total de plus de 1 800 km) imposent depuis 2003, pour toutes les couches de roulement, l’ajout de 1 % minimum de chaux dans la masse totale des granulats dosé dans le filler d’apport », explique Christophe Mabille, responsable opérationnel chaussées, Sanef groupe - direction technique /DIPS. « Suite à une récente étude américaine réalisée par l’université Lincoln du Nebraska datant de février 2008, il est même envisager de passer, dans les prochains marchés, à un dosage optimal de 1,5 % de chaux dans le filler. Il est indéniable que depuis les premières utilisations de la chaux dans les enrobés drainants sur notre réseau (il y a plus de 15 ans), il a été fait le même constat qu’au Danemark concernant l’augmentation de la longévité de nos couches de roulement soumises à de forts trafics et ayant utilisé de la chaux hydratée dans le mélange hydrocarboné ».

Les innombrables études réalisées aux Etats-Unis et en Europe pour caractériser l’action de la chaux hydratée sur les matériaux hydrocarbonés convergent toutes vers les mêmes conclusions.

« Parce qu’elle réagit à la fois avec le granulat et le bitume, la chaux hydratée modifie, de manière plus ou moins prononcée selon la nature des composants, le comportement global des mélanges bitumineux. Ce constat validé par des observations en vraie grandeur, se traduit par une amélioration de la tenue au désenrobage, une résistance à l’orniérage accrue, une plus grande souplesse à basse température, et une meilleure tenue au vieillissement.

On peut donc aujourd’hui évoquer un rôle d’agent modifiant multifonctionnel, qui dépasse le simple phénomène  de l’amélioration de l’adhésivité bitume-granulats, et ce à des dosages relativement faibles de l’ordre de 1 à 2 % de chaux par rapport à la masse globale des agrégats dans le mélange », conclut Christophe Mabille.



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