L’utilisation de chaux hydratée dans les enrobés connaît un certain renouveau depuis quelques années au-delà de ces « niches » d’emploi (résolution du problème de soupe sur les granulats poreux, adhésivité au jeune âge des enrobés coulés à froid). La SANEF est particulièrement en pointe sur le sujet. Pour répondre à cette demande, Lhoist a développé une solution spécifique, la gamme Asphacal et investit en 2009 dans une installation de mélange dédiée à l’usine de Sorcy.
Les innombrables études réalisées aux Etats-Unis et en Europe pour caractériser l’action de la chaux hydratée sur les matériaux hydrocarbonés convergent toutes vers les mêmes conclusions.
« Parce qu’elle réagit à la fois avec le granulat et le bitume, la chaux hydratée modifie, de manière plus ou moins prononcée selon la nature des composants, le comportement global des mélanges bitumineux. Ce constat validé par des observations en vraie grandeur, se traduit par une amélioration de la tenue au désenrobage, une résistance à l’orniérage accrue, une plus grande souplesse à basse température, et une meilleure tenue au vieillissement.
On peut donc aujourd’hui évoquer un rôle d’agent modifiant multifonctionnel, qui dépasse le simple phénomène de l’amélioration de l’adhésivité bitume-granulats, et ce à des dosages relativement faibles de l’ordre de 1 à 2 % de chaux par rapport à la masse globale des agrégats dans le mélange », conclut Christophe Mabille.