La Capeb souligne le bon maintien de l’artisanat par rapport à l’ensemble du secteur, avec le segment de l’entretien-rénovation qui a moins souffert qu’au trimestre dernier. La Capeb mise sur l’éco-PTZ et l’éco-subvention pour relancer la demande et redonner confiance aux clients des 356 000 entreprises artisanales.
L’activité dans l’artisanat du bâtiment est néanmoins toujours en perte de vitesse au 2e trimestre 2009 avec un repli de – 5 % en volume par rapport au 2e trimestre 2008. La tendance sur un an, soit sur les quatre derniers trimestres, est à la diminution à la hauteur de – 2,5 % en volume. Il est à noter que l’artisanat du bâtiment est malgré tout mieux orienté que le secteur du bâtiment dans son ensemble qui connaît un recul de l’activité de - 7% par rapport à l’année dernière (soit – 3,5 % sur les douze derniers mois). Cette baisse affecte moins les petites entreprises que toutes les autres (-5% pour les petites entreprises).
La baisse dans l’ancien s’est ralentie au 2e trimestre
Comme au premier trimestre, c’est la construction neuve qui est la plus touchée avec une baisse d’activité amplifiée qui atteint - 9 % (– 4,5 % pour la tendance annuelle). Le recul du segment entretien-rénovation se situe à – 2,5 % d’activité en volume par rapport au deuxième trimestre 2008 (tendance annuelle de – 1,5 %) ; en revanche il est à noter que le 2e trimestre 2009 subit une baisse moins importante qu’au 1er trimestre.
Jean Lardin, président de la Capeb: « la meilleure tenue de l’entretien-rénovation est un bon signal pour la profession. Il ne faut pas oublier que la rénovation représente 78 % de l’activité des artisans. Espérons que les mesures comme l’éco-PTZ, qui a passé dernièrement le cap des 12 000 prêts accordés, jouent favorablement sur la tendance. »
L’entretien-rénovation a, sans doute, commencé à bénéficier depuis juin de la mise en place par le gouvernement de l’éco-prêt à taux zéro et de l’éco-subvention de l’ANAH. La Capeb a en effet salué ces deux mesures incitatives qui devraient contribuer à redonner le moral aux ménages, et à relancer à moyen terme l’activité de l’artisanat sur le marché de la rénovation énergétique.