Kaufman & Broad a repositionné 73 % de son offre logement vers la primo-accession et l’investissement locatif défiscalisé de type Scellier. Soit des marchés bénéficiant des aides de l’État.
Est-ce une question de survie pour les promoteurs ? Pour le premier semestre clos fin mai, 55 % de ses 2 298 réservations sont dues au Scellier, en ajoutant 11 % d’autres investissements locatifs, et 30 % à la primo-accession. Le marché des secondo-accédants ne représente que 4 %.
L’offre doit donc être adaptée à la crise et à ces deux créneaux porteurs : « plus petit et moins cher » explique le PDG Guy Nafilyan. La surface moyenne des logements est passée de 69 à 56 m2. Et le prix de vente est inférieur de 10 à 15 % à celui imaginé en 2007. Soit 3 000 à 3 400 €/m2 en province au lieu de 4 000. Les coûts de construction sont stables et le foncier baisse.
Ces nouveaux programmes s’écoulent mieux encore que pendant les excellentes années 2006 et 2006. Et ils dégagent une marge brute satisfaisante de 18 à 20 %. Cependant, l’offre du promoteur comprend encore un tiers de produits conçus avant ces nouvelles orientations. Pour faciliter la vente, une solution efficace : la remise. De 2 % en Île-de-France à 15 % en périphérie de Marseille. La marge moyenne ressort alors à 13 %. Sur le premier semestre, les réservations ont baissé de 12 % en volume et de 27 % en valeur.
La période est difficile. L’offre commerciale a été réduite de 60 % et nombre de projets ont été abandonnés en 2008 et une douzaine de terrains ont été dépréciés. La perte semestrielle s’élève à 27,5 M€ à comparer à un bénéfice de 11,7 M€ en 2008.
(Source les Échos)