Le groupe français de distribution d’aciers spéciaux IMS paiera ses frais bancaires un peu plus cher parce que son endettement dépasse le triple de son Ebitda.
International métal service vient de trouver un accord avec ses banques afin de ne pas les rembourser dans la précipitation. Secoué par la conjoncture dégradée, le distributeur ne respecte plus depuis des mois les conditions fixées avec ses créanciers. L’endettement ne devait pas dépasser le triple de son Ebitda.
Les banques créancières menées par Natixis et HSBC « ont accepté d’aménager nos accords », explique Jean-Yves Bouffault, le président du directoire. Pendant un an, les frais bancaires seront plus chers de 2 à 3 points. La baisse du taux de base restera au bénéfice des banques.
D’autre part, la direction d’IMS a scellé le compromis établi avec le principal actionnaire. Trois représentants de Jacquet Metals, qui détient le tiers du capital, entreront au conseil de surveillance. En conséquence, Éric Jacquet s’est engagé à ne pas lancer d’OPA et à soutenir la stratégie d’IMS.
Ces bonnes nouvelles viennent à point pour soutenir la société dans une conjoncture des plus difficiles. Le marché, tout comme son activité, ont chuté d’environ 50 %. En espérant la fin du déstockage, Yvon Jacob, président du conseil de surveillance, espère une proche reprise légère.
La direction souhaite améliorer sa marge brute de 1 à 2 points en négociant mieux ses prix d’achat. Elle compte réduire ses frais opérationnels d’un sixième. Sur un effectif total d’environ 420 salariés, une cinquantaine de postes vont être supprimés. Un effort sera mené pour comprimer les stocks : en valeur de 110 M€, soit 28 %, la baisse des prix amplifiant la réduction des volumes.
(Source les Échos)