La grande messe de l’environnement qui s’est tenue à Lyon du 2 au 5 décembre dernier aura accueilli 73 668 visiteurs, soit une augmentation de 10 % par rapport à l’édition 2006. Une croissance de fréquentation qui montre combien l’environnement est devenu au fil des ans un véritable fait de société où se mêlent tout à la fois intérêts économique et politique.
Car n’en doutons plus : la planète est devenue un gâteau qui fait recette et que veulent se partager les entreprises, tous secteurs confondus…
Ne serait-ce déjà que pour compenser la baisse de leur activité liée à la crise économique qui semble vouloir épargner le secteur de l’environnement dont le vert est la couleur fétiche… Une couleur qui pèse quelque 60 milliards d’euros et emploie plus de 400 000 personnes en France…
Enfin, quoi qu’il en soit des intentions des uns et des autres, qu’elles soient spéculatives ou véritablement citoyennes, « l’Environnement » est un vrai défi social, une incontestable volonté politique et une force de proposition industrielle. Il suffisait d’ailleurs de se promener dans les allées du Salon Pollutec de Lyon-Eurexpo pour s’en convaincre. D’ailleurs, la visite de Luc Chatel et de Nathalie Kosciusko-Morizet à Pollutec, respectivement secrétaire d’État de l’Industrie et de la Consommation, et secrétaire d’État chargée de l’Écologie, n’est pas passée inaperçue, d’autant que les deux représentants du gouvernement ne sont pas venus les mains vides. Une enveloppe de 30 millions d’euros va être ainsi consacrée pour un appel à projet « éco-technologie » sur trois ans. Par ailleurs, des mesures coercitives portant sur le dumping environnemental vont être prises dès le 1er janvier 2009 par la DGCCRF (consommation et répression des fraudes), pour ceux qui n’annonceront pas la « couleur verte » de leurs produits et une partie des financements de France Investissements (60 M€) sera destinée au secteur des eco-industries.