Pharaonique, tel est le projet mené par GTM pour le compte de l’armateur français CMA CGM. Le nouveau siège social de la société dirigée par Jacques Saadé fait déjà parler de lui avant même sa livraison, grâce à ses caractéristiques techniques. 147 m de haut, 64 000 m2 Shon, 33 niveaux de grande hauteur, capacité d’accueil de 2 700 personnes. C’est Lafarge Ciments et Lafarge Béton qui ont été choisis pour fournir la matière première de ce chantier.
Euroméditerranée n’en finit pas de se faire remarquer. C’est en effet dans ce quartier d’affaires marseillais que s’élève peu à peu la tour CMA CGM. Un projet tout en verre, béton et métal mené par l’architecte Zaha Hadid. Un chantier particulier donc, compte-tenu de ses caractéristiques. En quelques chiffres, cela donne 147 m de haut, 33 niveaux de grande hauteur, 12 ascenseurs, 53 000 m3 de surface vitrée extérieure totale pour 64 000 m3 de surface hors-œuvre nette. De quoi contenir restaurant d’entreprise, salle de fitness, salle de formation et ascenseurs à grande vitesse.
Mais le chantier, débuté en 2007, comporte évidemment certaines contraintes techniques. En effet, la géométrie complexe des 1 172 poteaux qui composent la tour tous d’inclinaisons et de sections variables, a nécessité des travaux préparatoires sur le chantier pilote de Plan-de-Campagne. Mais surtout, la disposition géographique de la tour, face à la mer, exposée à des vents parfois violents et proche de la passerelle autoroutière, rendent la gestion de l’espace et la logistique plus ardues. Du côté de la sécurité, une mission de contrôle a été confiée par GTM, qui réalise le chantier, à la Socotec. Chaque semaine, elle vérifie les respects des mesures de sécurité, alors que garde-corps et filets de protection ont été mis en place. Des contraintes techniques qui, évidemment, ont pesé dans le choix du béton. Comme l’explique Vincent Chapelle, directeur de l’usine Lafarge Ciment de Bouc-Bel-Air, la seule usine du genre dans les Bouches-du-Rhône, « Lafarge Béton a été choisi par GTM pour alimenter la construction de la Tour et c’est Lafarge Ciments qui a fourni Lafarge Béton. Deux types de ciments ont été choisis. Le premier, spécifique pour les fondations, est un ciment PMES, c’est-à-dire résistant à certaines agressions. Le deuxième, utilisé pour la partie centrale du bâtiment et les poteaux, est un PM, prise mer, c’est-à-dire résistant aux attaques iodées de la Méditerranée ».
Vincent Chapelle le reconnaît volontiers : c’est bien le savoir-faire de Lafarge Ciments qui a fait la différence. « Il fallait un ciment très régulier, aux caractéristiques très stables. Le béton est une chose assez technologique. » La filiale du cimentier français est d’ailleurs intervenue sur d’autres chantiers emblématiques de la région tels que l’incinérateur de Fos, le tunnel de Toulon. Quant à la tour, elle s’élève au rythme d’un étage par semaine. Au 25 août, le noyau avait atteint le 33e et dernier étage et les planchers qui l’entourent le 31e niveau. La pose des panneaux de la façade a démarré, révélant la véritable architecture du bâtiment. Octobre signera la fin des travaux de béton, alors qu’il faudra attendre avril prochain pour la fin des travaux des façades extérieures et une livraison programmée pour la fin de l’année 2009.
- 345 ouvriers - 650 personnes l’an prochain - 45 semi-remorques soit 1 000 t de matériaux livrés quotidiennement - Volume de coulage de béton équivalent au volume de 3 piscines olympiques - 6 300 blocs panneaux vitrés «équivalent à la surface de 5 terrains de football » - 65 000 m3 de béton, 7 000 t d’acier, 100 000 m3 de terrassement
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