Récemment élue à la mairie de Reims, la socialiste Aseline Hazan, vient d’annoncer la création d’un label « Développement Durable » pour tous projets d’urbanisme ou d’entreprise réalisés dans l’agglomération rémoise. A commencer par le projet du tramway de Reims dont les travaux de déviation de réseaux viennent de commencer. La première action est à mettre au compte du social : sur les 500 emploiscréésparlechantier,une centaine est réservée à des publics locaux en difficultés d’insertion (voir encadré). Sur le plan technique, ce chantier de 300 M€ se veut également irréprochable. Ainsi,lesmatériauxdechaussées extraits sur les 12 kilomètre de la ligne seront intégralement retraités pour être réutilisés in situ. Autre exemple, les 1 200 arbres abattus sur l’ensemble du tracé seront remplacés par plus de 1 600 nouveaux arbres ou plantations. Et c’est sans compter les 100 000 m2 d’engazonnement des plateformes le long des voies. Pour le groupement concessionnaire Mars (Mobilité Agglomération Rémoise) constitué d’Alstom, Bouygues, la Caisse d’Epargne et SNC-Lavalin, nul doute que le tramway ouvre Reims au développement durable, d’autant que son fonctionnement à l’électricité permettra une économie substantielle par rapport à un bus. Une baisse significative du trafic automobile, de l’ordre de 20 % selon des études réalisées en amont du projet, est également attendue. Le tramway de Reims doit compter 22 stations.
Le tramway de Reims en chiffres clés
500 personnes vont être mobilisées sur le chantier pendant deux ans, dont 250 embauchées localement, 200 personnes formées à un métier durable, 5 % d’emplois d’insertion, 60 % des investissements liés au tramway auront des retombées sur l’économie locale, 40 % de fréquentation supplémentaire du réseau de transports collectifs prévus, 70 000 habitants desservis.