Cette visite ministérielle intervient à un moment décisif pour Ecocem et pour l’avenir de l’industrie cimentière française. Avec son partenaire CB Green (Groupe CB), Ecocem est engagé dans un investissement industriel de 50 millions d’euros pour industrialiser à Dunkerque sa technologie de ciment à faible empreinte carbone ACT. L’objectif est de démontrer qu’une décarbonation profonde du ciment est possible à l’échelle industrielle, tout en renforçant la compétitivité et la souveraineté industrielles françaises.
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La visite de Sébastien Martin a également permis d’établir les conditions nécessaires pour accélérer la décarbonation de l’industrie cimentière française, un secteur confronté à des enjeux majeurs de transformation industrielle et de réduction de ses émissions de CO₂. Pour Ecocem, la France dispose des capacités industrielles et technologiques pour prendre une position de premier plan dans cette transition. La généralisation des ciments à faible teneur en clinker nécessite un cadre public favorable à leur développement et à leur adoption.
Ecocem souligne trois leviers prioritaires :
• Un soutien financier renforcé, pour accompagner le déploiement industriel à grande échelle des technologies de ciment à empreinte carbone réduite ;
• Une commande publique exemplaire, faisant une place accrue aux bétons à faible empreinte carbone dans les projets de construction et d’infrastructures ;
• Une évolution de la feuille de route de décarbonation de l’industrie cimentière, afin d’y intégrer pleinement les technologies à faible teneur en clinker.
Avec cette perspective, Conor O’Riain, Directeur Général du Groupe Ecocem, a réaffirmé auprès du ministre la motivation d’Ecocem à contribuer activement aux travaux du Comité stratégique de filière (CSF) dans le cadre de l’actualisation de la feuille de route de décarbonation du secteur cimentier. « Nous sommes fiers d’accueillir Sébastien Martin à Dunkerque sur le site de construction de la première usine dédiée à ACT. Ici nous démontrons qu’il est possible de conjuguer innovation technologique, performance environnementale et compétitivité industrielle. Cette première mondiale positionne Dunkerque comme une vitrine globale de la décarbonation du ciment », a déclaré Conor O’Riain à l’issue de la
visite. Et le ministre de poursuivre : « Ici, à Dunkerque, Ecocem porte une innovation mondiale qui peut changer la donne. Grâce à la technologie ACT, l’entreprise produit un ciment qui émet 70 % de CO₂ en moins. C’est une avancée majeure. Nous pouvons décarboner notre industrie sans désindustrialiser notre pays. C’est pourquoi l’État a fait le pari d’ACT et a soutenu cette usine dans le cadre de France 2030. Notre priorité est
désormais d’accélérer le développement du béton bas carbone sur nos chantiers ». Sébastien Martin complète : « avec l’Industrial Accelerator Act (IAA), la France défend au niveau européen l’introduction de critères « Made in EU » dans certains marchés publics et dispositifs de soutien public, notamment pour le ciment. L’argent public doit contribuer à soutenir notre industrie et à accélérer la transition bas carbone ».
Développée par Ecocem, la technologie ACT permet de réduire jusqu’à 70 % les émissions de CO₂ par rapport à un ciment traditionnel, tout en offrant des performances techniques équivalentes, sans surcoût. Déjà mise en œuvre sur plus de 40 chantiers pilotes en France et en Europe, elle a démontré ses performances techniques, sa durabilité et sa facilité d’utilisation dans des conditions réelles de construction. Avec le lancement de sa production industrielle à Dunkerque début 2027, Ecocem entend franchir une nouvelle majeure pour contribuer à une réduction massive des émissions de CO₂ de l’industrie cimentière à l’horizon 2030.