Les professionnels du BTP en ont ras-le-vol ! Entre vols d’engins et vols de métaux qui tendent à se généraliser sur les chantiers de BTP, les entreprises du secteur crient halte au feu, même s’il est vrai qu’elles sont parfois victimes de leur propre négligence. Surtout lorsque le matériel loué ne leur appartient pas.
Selon une récente enquête de la FFB, une entreprise sur deux a été victime d’au moins un vol significatif au cours des dix derniers mois. Et le vol coûterait chaque année 1,5 milliard d’euros, soit, dans certains départements, 1 % du chiffre d’affaires du secteur. Les objets dérobés vont de l’outillage à main de quelques dizaines d’euros aux pelles de plusieurs centaines de milliers d’euros en passant par les mini-pelles, les tracto-pelles, les chariots télescopiques, les compresseurs, les nettoyeurs haute pression… qui sont les engins les plus prisés par les monte-en-l’air. C’est donc pour tenter de lutter le plus efficacement possible contre ce fléau que la FFB lance à son tour un cri d’alarme : « Stop au pillage des chantiers ! ». Et même le gouvernement s’en émeut. Michel Alliot-Marie a d’ailleurs souligné « l’importance des mesures à prendre pour sécuriser les sites et faciliter le travail de la police ». La ministre de l’Intérieur invite aussi les entreprises à signaler systématiquement les faits délictueux et à coopérer avec les forces de l’ordre. Pourtant, dans plusieurs régions, la riposte s’organise. Dans les Bouches-du-Rhône par exemple, la coopération avec la préfecture, coordonnant les plannings de chantiers et les patrouilles de police doublée par une implication forte des services de l’emploi, à donner des premiers résultats. Une même organisation devrait être prochainement mise en place en Rhône-Alpes, PACA et les zones frontalières qui bien évidemment, et pour d’évidentes raisons, sont les plus touchées par le phénomène.
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