Le Grenelle de l’Environnement qui s’est tenu en novembre dernier, a été l’occasion pour Voies navigables de France (Vnf) de faire plusieurs propositions pour encourager au développement des dessertes fluviales. Les principales mesures :
Mesure n°1 - La desserte fluviale des ports maritimes français, chiffrée entre 6 et 15 % de part de marché, se situe bien en deçà de nos voisins européens (42 % à Anvers). Afin de développer cette desserte fluviale (massifiée, sûre et favorisant la décongestion routière), Vnf préconise de réaliser rapidement les infrastructures permettant une meilleure interface entre le fleuve et les espaces
portuaires : écluse fluviale de Port 2000
au Havre, accès direct aux terminaux de
Fos 2XL à Marseille, réouverture du tunnel
de Rove, réalisation de quais fluviaux dans le
prolongement de quais maritimes. D’autres mesures favoriseraient l’amélioration de cette desserte fluviale telle qu’une organisation portuaire offrant un traitement efficace et équitable des flux ou encore la mutualisation des coûts de manutention.
Mesure n°2 – Développer le maillage portuaire intérieur et ses performances Structurant l’hinterland des ports maritimes, les ports intérieurs constituent des pôles industriels et
logistiques dédiés à la distribution des flux sur les
territoires. Afin d’encourager le développement
portuaire, les développement de l’intermodalité,
l’établissement propose de mettre en oeuvre un
schéma national directeur des plates-formes
portuaires intérieures. Afin d’améliorer les performances de la chaîne logistique, la mise en place d’un standard en terme d’Unité de Transport Intermodal (conteneur tri-modal) et l’autorisation d’un PTAC de 44 tonnes pour les poids lourds à destination des ports fluviaux doivent être encouragées.
Mesure n°3 - Réaliser Seine-Nord Europe dans les meilleurs délais La mise en service comme prévu en 2014 du projet Seine-Nord Europe doit être une priorité. Maillon français de la future liaison européenne Seine-Escaut, Seine-Nord Europe constituera un nouveau système de transport entre les ports maritimes et les pôles économiques de l’Europe
du Nord, à travers un réseau de plates-formes
intérieures situées le long de l’autoroute fluviale
Seine-Escaut. En reliant Compiègne au canal
Dunkerque-Escaut, ce projet ouvrira ainsi le bassin
jusqu’ici fermé de la Seine et permettra une structuration logistique. L’étude de nouvelles liaisons à grand gabarit Nord-Sud comme Saône-Moselle
doit également être poursuivie.
Mesure n°4 - Renforcer la disponibilité du réseau à grand gabarit. Des moyens supplémentaires devront être mis en oeuvre afin d’assurer la fiabilité et le gabarit de certains ouvrages dans un souci de cohérence d’itinéraire.
Mesure n°5 - Inciter les acteurs à assurer un report modal de la route vers la voie d’eau comme l’a fait GSM (voir encadré I en annexe). Pour favoriser le report modal, différentes mesures incitatives pourraient être mises en oeuvre : des mesures fiscales en faveur des modes alternatifs à la route (eco-taxe, certificat de report modal…) ; la suppression des taxes instituées par les ports maritimes sur le transit d’unités fluviomaritimes ; l’attribution des budgets d’investissement de l’AFITF au regard de critères liés au développement durable ; l’obligation pour les pouvoirs publics ou dans le cadre d’appels d’offres publics de recourir aux modes alternatifs à la route ; la généralisation des opérations de dédouanement durant le transport.
PARTAGER :
Toute l'information de cette rubrique est dans : BTP Magazine
Le magazine de toute l'actualité des constructeurs, distributeurs et loueurs de matériels.