Les perspectives offertes par la liaison à grand gabarit Seine-Nord Europe et la réalisation future de plateformes multimodales génératrice d’autres travaux le long du tracé, suscitent un intérêt croissant de la part des professionnels du BTP, en France et au-delà. Les entreprises du secteur, notamment les entreprises régionales, sont en veille.
Dire que les « pros » du BTP sont déjà sur le pied de guerre est un euphémisme. D’ores et déjà, quatre groupes indépendants issus des métiers de la Construction et de l’Environnement implantée en Picardie, Nord-Pas-de-Calais et Normandie, revendiquent des contrats pour la construction du futur canal. Il s’agit des sociétés encore familiales Hiolles Industries, Lhotellier, Rabot Dutilleul et Ramery, quatre têtes d’affiches régionales qui ont créé le groupement d’entreprises régionales d’intérêt fluvial (Gerif) dans la perspective de ce chantier de quelque 3,5 milliards d’euros.
Le Gerfi entend bénéficier des retombées du projet, se méfiant par avance – mais sans à-priori – de l’appétit des grands majors européens pour ce type de réalisation qui fait appel à de gros moyens financiers et technologiques.
En qualité de régionaux de l’étape, les quatre membres conjoints et solidaires du Gerif, estiment que par leur connaissance du territoire ils sont les plus à même à valoriser les investissements connexes générés par ce canal. En particulier par les plateformes logistiques prévues le long du tracé, à péronne, Nesle, Marquion et Noyon en particulier.
A elles quatre, elles cumulent un chiffre d’affaires de plus d’un milliard d’euros pour un effectif de l’ordre de 4 500 salariés.
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