Pour réaliser en trois ans les travaux d’extension, de rénovation et de modernisation de 25 collèges programmés normalement sur six ans, le Conseil général des Landes a créé une caisse spéciale d’investissement financée en partie par un emprunt de 53 millions d’euros.
Les leviers futurs du destin éducatif des populations devraient comprendre une dimension plus régionale, qu’il s’agisse de la politique des universités en matières d’accueil des étudiants ou de politique de valorisation professionnelle des acquis de formation. C’est en effet dans un cadre régional décentralisé que des impulsions, clés de la relation formation/mobilité, chargées de conséquences démographiques territoriales, seront données. Il en est aussi des moyens donnés ou imaginés par les collectivités. A ce titre, l’exemple des Landes pour la rénovation de 25 de ses collèges pourrait faire école.
Les collectivités fractionnent généralement les programmes de travaux en tranches conditionnelles liées aux inscriptions budgétaires annuelles. Ce fonctionnement est susceptible de provoquer des ruptures de planning de chantiers et donc d’allonger les délais de réalisation. « La programmation globale avec la caisse d’investissement permet de s’affranchir de ce type de problème. Concernant ces 25 collèges, la durée des travaux va donc être réduite de moitié », relève le Conseil général des Landes.
Autre intérêt de l’opération : le niveau annuel de l’intervention financière de la collectivité reste stable, le supplément provenant de l’emprunt.
Pour ces 25 collèges des Landes, le programme aura mobilisé au total un investissement 52,8 millions d’euros.