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ENJEUX ET PERSPECTIVES

L’OPH de Cannes à l’orée du bois

CORRESPONDANCE L. BOTTERO, LE 22 OCTOBRE 2007
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L’Office Public de l’Habitat de Cannes a osé : utiliser le bois pour son programme de logements pour actifs dans le quartier de la Bocca à Cannes. Une innovation qui présente bien des intérêts tant économiques qu’énergétiques et qui ne devrait pas rester cas unique. Ici s’élevait une ancienne roseraie… Désormais s’érigent « Les Floribundas », des logements à ossature bois. C’est ce qui s’appelle intégrer un programme dans le site. En optant pour ce matériau, l’Office Public de l’Habitat de Cannes, outre le fait de créer une première pour les Alpes-Maritimes, s’est appuyé sur le savoir-faire des architectes Fabrice Jeanneau et Aline Hannouz mais aussi sur celle du cabinet d’études Bois Arborescence et Gaujard Technologies qui n’en sont pas à leur premier coup d’essai. C’est parce que techniquement l’utilisation du bois était la plus appropriée à la situation que ce choix a été fait. En effet, le terrain de 4 000 m2 ne pouvait supporter une construction en maçonnerie traditionnelle : un affleurement de la nappe phréatique limitait la portance du terrain. Une structure maçonnée aurait exigé de fonder les logements sur des micro-pieux… se traduisant par un surcoût financier. Le bois répondait ainsi à une double exigence, aussi bien environnementale que technique. Et ce ne sont pas là, les moindres de ses qualités. En effet, le bois est un matériau naturel, solide et léger, et dans une certaine mesure renouvelable. Sa transformation est faible, son utilisation nécessite peu de matière et d’énergie, et sa mise en œuvre, peu de produits annexes. Isolant, faible conducteur thermique, acoustiquement performant… Et des déchets pouvant être brûlés ou recyclés pour produire de l’énergie… Tout cela convient parfaitement à la notion de développement durable. D’autant qu’une fois l’ossature bois choisie, tout le projet s’est articulé autour d’une démarche environnementale : combles ventilés, murs extérieurs respirant et isolation en ouate de cellulose. Des vitrages de 2,5 m de haut ont été installés en lieu et place des encadrements standards. Le tout pour un investissement de 168 000 euros par logement. Ils sont 15, de type villa R+1, de 85 m2 à 300 m2, consacrés aux actifs, avec des loyers intermédiaires.

Une telle innovation ne pouvait qu’être saluée. Elle a ainsi obtenu la certification Habitat & Environnement. Et les communes voisines n’ont pas manqué de manifester leur intérêt, comme celle de Mouans-Sartoux. Mais les programmes à l’étude actuellement sont des programmes en centre urbain dense où l’utilisation du bois n’est pas pertinente. Cependant l’OPH se dit ouverte à toute solution permettant de construire des bâtiments durables participant aux économies d’énergies. Le dernier concours de maîtrise d’œuvre lancé pour 40 logements, en cours de notification, exigeait des candidats la volonté d’atteindre le label Qualitel Très Hautes Performances Energétiques…


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