Qu’il s’agisse de l’État ou des différentes strates de collectivités, les résultats de l’enquête montrent qu’une très large majorité d’entreprises (> 85 %) déclarent des délais moyens supérieurs au délai maximal de 30 jours. Pour ce qui concerne les gestionnaires de réseaux, soumis à un délai maximal de 60 jours, 30 à 45 % des entreprises interrogées font également état de retards de paiement.
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Si la suppression, à l’initiative de la FNTP, en février 2025 du motif de rejet « erreur de montant » a constitué une avancée significative, elle n’a pas permis de résoudre le problème. Les TPE et PME locales en sont les premières victimes, ne disposant que de faibles marges de manœuvre financières, et restant exposées aux tensions de trésorerie, avec des conséquences directes sur l’emploi local, l’investissement et la pérennité de leur activité.
L’enquête montre par ailleurs que les entreprises TP bénéficient rarement des intérêts moratoires, qui sont pourtant « de droit » en cas de retard de paiement. Leur absence les prive d’une compensation légitime et renforce l’asymétrie entre acheteurs publics et entreprises. Cette asymétrie est d’autant plus flagrante qu’aucun mécanisme de contrôle et de sanction en cas de retard de paiement n’existe à l’encontre des acheteurs publics.
Des entreprises lourdement sanctionnées
Cette iniquité risque même de se renforcer avec le durcissement des sanctions, avec une volonté affichée de l’État de relever le plafond des sanctions de la DGCCRF jusqu’à 1 % du chiffre d’affaires mondial des entreprises. Face à la réalité des pratiques de paiement, la FNTP appelle à un engagement fort de l’État pour faire respecter les règles de la commande publique. Dasn le cas contraire, les retards de paiement continueront d’asphyxier le tissu économique local et de fragiliser durablement nos entreprises partout sur le territoire.