L’A65 Pau-Langon (150 km), surnommée "l’Autoroute de Gascogne", est officiellement sortie de terre ce 14 décembre, deux ans et demi après le démarrage des travaux.
Dans les cartons des pouvoirs publics depuis près de 30 ans, l’A65, qui relie les deux principales villes d’Aquitaine (Bordeaux et Pau), est aujourd’hui réalité. Les chiffres des travaux de cette autoroute, démarrés en juillet 2008 par le Groupement d’Intérêt Economique (GIE) A65, parlent d’eux-mêmes : 17,5 millions de m3 de terrassement, 1,5 millions de tonnes d’enrobés, 180 000 m3 de béton et 162 ouvrages dont 15 viaducs. L’Etat a choisi, le 14 décembre 2006, la société A’Liénor, détenue à 65% par Eiffage et 35% par Sanef (groupe Abertis), pour mener à bien ce projet. Le contrat de concession dont bénéficie A’Liénor a été porté à 60 ans le 1er septembre dernier, contre 55 ans initialement.
Grenelle de l’Environnement oblige, la conception et la contruction de l’A65 ont dû intégrer les nouvelles mesures environnementales prises lors de cette concertation multipartite nationale qui s’est tenue en 2007. A titre d’illustration, A’Liénor s’est ainsi engagé à assurer la gestion conservatoire de près de 1 400 ha, l’équivalent de l’emprise foncière de l’autoroute, pendant toute la durée de la concession. Les inventaires des espèces animales et végétales présentes sur le terrain ont également permis de définir le tracé de l’A65 de sorte que son impact sur les écosystèmes restent limité. Enfin, lorsque le tracé n’a pu éviter un milieu peuplé par la faune et la flore, A’Liénor a procédé à des "mesures d’atténuation", c’est-à-dire la construction de viaducs, d’ouvrages hydrauliques, d’ouvrages dédiés à la grande faune, aux batraciens, etc. Les 150 km de tracé en compte environ 300. "L’A65 est la première autoroute française à avoir intégré les exigences du Grenelle de l’Environnement", tient à faire savoir Patrick Neveu, directeur technique adjoint pour A’Liénor.