La Fédération nationale des travaux publics tire un bilan plutôt positif de l’année 2010. Selon Patrick Bernasconi, après une baisse de 12% de son chiffre d’affaires et une perte de 20 000 emplois en trois ans, le secteur des travaux publics devrait enregistrer une progression de 2,5% en 2011 notamment sous l’effet des grands projets d’infrastructures, mais de nombreuses incertitudes demeurent sur les financements.
"Le choc de la crise a été amorti par le volontarisme des élus locaux et des professionnels et par l’investissement des entreprises publiques", souligne le président de la FNTP. "Le plan de relance des organisations professionnelles du BTP ont ainsi permis 2,5 Md€ de travaux publics. Mais la situation a été plus contrastée du côté des départements dont certains ont vu leur situation financière se dégrader." Côté emploi, l’évolution de l’activité en 2010 a surtout profité au personnel intérimaire, en progression de 6,7 % sur les dix premiers mois de l’année contre la perte de 4 000 postes permanents correspondant à des départs non remplacés. "La situation des entreprises reste très préoccupante du fait d’une redoutable érosion des marges voire de vente à perte. Le niveau de prix de remise des offres est toujours très bas ; la réduction déséquilibrée des délais de paiement fragilise les trésoreries et les coûts des matériaux augmentent. On assiste à une dangereuse dégradation de la compétitivité des entreprises", s’alarme la FNTP. De fait, à fin novembre on déplore 331 défaillances d’entreprises correspondant à 4 128 emplois. "Cette situation n’est pas saine et ne sera pas longtemps tenable. C’est pourquoi nous organisons pour le 29 mars prochain, des états généraux des travaux publics pour débattre de l’avenir de la profession", lance Patrick Bernasconi qui envisage tout de même une hausse de 2,5% du chiffre d’affaires du secteur. "Notre chiffre d’affaires s’établirait à près de 40 Md€, ce qui reste encore inférieur au point de 41 Md€ atteint en 2008." Une activité soutenue par le retour des investissements privés (+4%), les collectivités locales (+2,5%), les grands opérateurs (+2,5%). Cependant la FNTP dénonce la chute de 9% des investissements de l’Etat, notamment la baisse des crédits de 18% pour l’entretien courant des routes et de 50% pour l’entretien préventif et la réparation des chaussées. D’autre part, les plans de développement et de modernisation des itinéraires routiers – PDMI – qui succèdent au volet routier des contrats de plan Etat-régions démarrent difficilement. Trois régions – Auvergne, Centre et Poitou-Charentes – ont refusé d’y participer financièrement. "Il y a un vrai déficit de vision à long terme pour la politique d’infrastructures du pays", conclu Patrick Bernasconi. "Nous attendons la transformation du Snit - schéma national des infrastructures de transport - en un vrai document de programmation assorti d’un échéancier pour son financement. Il faudra dégager 170 Md€ pour réaliser ce schéma dans les 25 prochaines années, ce qui correspond à 6,5 Md€ par an alors que l’Etat n’en fournit aujourd’hui que 2,5 Md. Quant au financement de l’Agence de financement des infrastructures de transport de France – Afitf - il n’existe aucun calendrier précis sur l’avancement du projet d’écotaxe sur les poids lourds qui doit fournir 580 millions de recettes à l’Afitf à partir de 2012. Les projections pour les trois années à venir montrent que le financement des grands projets portés par l’Afitf reste tributaire d’une subvention du budget général de l’Etat, stabilisée au même niveau que celle inscrite dans la loi de finances 2010, soit 974 M€. Nous attendons des clarifications sur ces sujets primordiaux."
"Le choc de la crise a été amorti par le volontarisme des élus locaux et des professionnels et par l’investissement des entreprises publiques", souligne le président de la FNTP. "Le plan de relance des organisations professionnelles du BTP ont ainsi permis 2,5 Md€ de travaux publics. Mais la situation a été plus contrastée du côté des départements dont certains ont vu leur situation financière se dégrader." Côté emploi, l’évolution de l’activité en 2010 a surtout profité au personnel intérimaire, en progression de 6,7 % sur les dix premiers mois de l’année contre la perte de 4 000 postes permanents correspondant à des départs non remplacés. "La situation des entreprises reste très préoccupante du fait d’une redoutable érosion des marges voire de vente à perte. Le niveau de prix de remise des offres est toujours très bas ; la réduction déséquilibrée des délais de paiement fragilise les trésoreries et les coûts des matériaux augmentent. On assiste à une dangereuse dégradation de la compétitivité des entreprises", s’alarme la FNTP. De fait, à fin novembre on déplore 331 défaillances d’entreprises correspondant à 4 128 emplois. "Cette situation n’est pas saine et ne sera pas longtemps tenable. C’est pourquoi nous organisons pour le 29 mars prochain, des états généraux des travaux publics pour débattre de l’avenir de la profession", lance Patrick Bernasconi qui envisage tout de même une hausse de 2,5% du chiffre d’affaires du secteur. "Notre chiffre d’affaires s’établirait à près de 40 Md€, ce qui reste encore inférieur au point de 41 Md€ atteint en 2008." Une activité soutenue par le retour des investissements privés (+4%), les collectivités locales (+2,5%), les grands opérateurs (+2,5%). Cependant la FNTP dénonce la chute de 9% des investissements de l’Etat, notamment la baisse des crédits de 18% pour l’entretien courant des routes et de 50% pour l’entretien préventif et la réparation des chaussées. D’autre part, les plans de développement et de modernisation des itinéraires routiers – PDMI – qui succèdent au volet routier des contrats de plan Etat-régions démarrent difficilement. Trois régions – Auvergne, Centre et Poitou-Charentes – ont refusé d’y participer financièrement. "Il y a un vrai déficit de vision à long terme pour la politique d’infrastructures du pays", conclu Patrick Bernasconi. "Nous attendons la transformation du Snit - schéma national des infrastructures de transport - en un vrai document de programmation assorti d’un échéancier pour son financement. Il faudra dégager 170 Md€ pour réaliser ce schéma dans les 25 prochaines années, ce qui correspond à 6,5 Md€ par an alors que l’Etat n’en fournit aujourd’hui que 2,5 Md. Quant au financement de l’Agence de financement des infrastructures de transport de France – Afitf - il n’existe aucun calendrier précis sur l’avancement du projet d’écotaxe sur les poids lourds qui doit fournir 580 millions de recettes à l’Afitf à partir de 2012. Les projections pour les trois années à venir montrent que le financement des grands projets portés par l’Afitf reste tributaire d’une subvention du budget général de l’Etat, stabilisée au même niveau que celle inscrite dans la loi de finances 2010, soit 974 M€. Nous attendons des clarifications sur ces sujets primordiaux."