De gauche à droite : Hubert du Mesnil, président de Réseau Ferré de France (RFF), Pierre-Etienne Bisch, préfet de la région Alsace, et Philippe Richert, nouveau ministre chargé des collectivités territoriales.
C’est dans le froid alsacien, et en présence de personnalités nationales et locales, que s’est tenue la cérémonie officielle de lancement de la deuxième phase de la LGV-Est Européenne qui reliera à l’horizon 2016 Baudrecourt (57) à Strasbourg (67).
40 mois après la livraison de la première phase de la LGV-Est, la seconde phase du projet (106 km) vient ainsi d’être lancée officiellement. "Le succès rencontré lors de la première phase et le plan de relance gouvernemental nous ont permis de démarrer ces travaux plus vite que prévu", a déclaré Hubert du Mesnil, président de Réseau Ferré de France (RFF) lors de la cérémonie. Estimée à 2 milliards d’euros, la réalisation de cette seconde tranche permettra de mettre Strasbourg à 1h50 de Paris, contre 2h20 actuellement, et de recruter près de 6 000 personnes durant 5 ans. "La LGV-Est est la première ligne ferroviaire française pour laquelle les collectivités territoriales ont été mises à contribution financièrement", a indiqué pour sa part Philippe Richert, le tout-nouveau ministre chargé des collectivités territoriales.
Selon le planning mis en place par RFF, les travaux de génie civil s’achèveront en 2013. La pose des équipements ferroviaires se terminera, quant à elle, à la mi-2015. Au-delà du désenclavement de la capitale alsacienne, le nouveau tronçon de la LGV-Est constituera également un maillon supplémentaire de la liaison ferroviaire Magistrale, qui reliera à terme Paris à Bratislava (Slovaquie), puis Budapest (Hongrie).